Une future carrière: le bottage de train de gamines pourries gâtées?

Un jour, j’ai rencontré Maria. Dans des circonstances très drôles qui sont les suivantes. A la fin d’une journée pendant laquelle je suivais un client, un partenaire m’avait offert une bouteille de champagne. Petit format, mais suite à une blague réussie de ma part, il m’avait laissé la bouteille. Et en fin de journée, j’avais été la récupérer dans une « cave à vin » d’un restaurant près de chez moi, où je l’avais laissée au frais. Exactement au même moment, un de mes amis entrait dans le restaurant, et je lui proposai de partager cette bouteille avec moi. En échange, il souhaita m’emmener à Cork&Screw boire un verre de vin.

C’est à plus de minuit que nous sommes allés boire notre verre de vin. A côté de nous, un couple de jeunes gens, très beaux. Je me suis rendue compte que je ne vous avais pas raconté cette rencontre aux frontières du réel, alors il est grand temps de changer cela.

La jeune femme a cette beauté chinoise un peu particulière, des yeux un peu écartés, mais elle est pour sûr d’une grande beauté. Et totalement ivre. Au cours de la soirée, mon ami un peu éméché est entré en contact avec elle.

En somme, voilà la conversation qui s’ensuivit :

Elle :  « Ho ! Tu as des cheveux magnifiques, tu viens d’où ?

Moi : – Je suis française.

E : – Ho, tu es française ? Tu as l’air cool, tu es jolie, tu voudrais pas devenir mon assistante personnelle ? Mais si tu acceptes, ça veut dire que si demain je te dis qu’on part à Paris pour acheter du Hermès, il faut te tenir prête à partir. Et il faut que tu sois prête à satisfaire tous mes caprices.

M : – J’ai l’impression que ce n’est pas d’une assistante dont tu as besoin, mais plutôt d’un vrai ami qui n’aurait pas peur de te dire exactement quand tu franchis des limites

E : – *silence* Ho et tu es makeup artist ? Je fais un shooting jeudi. Donnes moi l’adresse internet de ton portfolio, et on pourra se retrouver à 15h pour que tu me maquilles. Il faudra me donner tes prix.

M : – Ma boss va absolument adorer le fait que je parte du travail à 14h…

Et dire qu’elle proposait de travailler possiblement avec mon ami qui travaille en tant que publiciste ici… Well, j’ai ensuite compris par l’intermédiaire du staff que la très puissante famille de cette jeune fille, dans le real estate à Jakarta, était amie des propriétaires du bar et clients récurrents. Je veux bien, mais cocotte… il y a parfois de vraies paires de baffe qui se perdent.

Ce qui m’ennuie, c’est qu’à force de fréquenter ce type de personnes, je me demande si je ne risque pas d’y perdre ma propre intégrité…

Cette fille, que j’avais rencontrée, j’ai eu le malheur de vouloir chercher qui elle était, et j’ai donc tapé son nom sur internet. Et je suis tombée, assez effarée, sur des sites de gossip qui la citaient, j’avoue ne jamais avoir vu cela en France. Des forums entiers de médisances ou de marques d’intérêt personnel pour des personnes en vue. Glup. Ça fait peur. Le gossip ici est réellement un sport national et mondain qui me laisse de marbre.