Terribles intéractions avec les hommes (TIAH) n°4

wc10

Ah, même moi je ne le sentais pas vraiment venir, mais il fallait bien que ça arrive un jour où l’autre. Un partenaire/pote et moi :

« Ho, mais tu t’en vas d’Indonésie ? »

–          Oui oui.

–          Mais qu’est-ce que tu vas faire ?

–          Je ne sais pas vraiment pour le moment…

–          Allez, viens, je te paye le diner et on va en discuter.

Vendredi étant un jour férié non chômé de mon côté, me voilà en habits de travail, au garde à vous à 8.30 du matin au bureau. Comme je dois faire partie des quelques clampins qui bossent aujourd’hui en ville, je ne reste pas très tard au bureau et à 17h, je rencontre un ami pour boire un café.

Message reçu de la part du partenaire : je passe te chercher là où tu bois un café comme ça, on va tranquillement au restaurant ensemble. Sympathique de sa part mais je lui dis qu’il n’a pas besoin de cela, que je peux de mon côté prendre un taxi. Il insiste. J’accepte.

18.45 arrive. On se met d’accord concernant un lobby dans lequel nous pourrions nous retrouver.

« I will be in a BMW convertible, « mais je ne suis pas James Bond » (en français dans le texte) ».

Ce que vous ne savez pas, c’est que ce partenaire/pote est hyper francophile. Achat de grands crus, filles passionnées par le design, lui-même passionné par le design français, visa longue durée vers Shengen, apprend le français. Et moi, ça me plait bien de papoter un peu avec lui car c’est l’un des seuls qui prend le temps de parler en indonésien et en chinois en l’échange de quelques nouvelles phrases de français.

Et ce que vous ne savez pas non plus, c’est que je ne savais pas vraiment ce à quoi pouvait ressembler une BMW convertible, car je n’avais pas vraiment noté que convertible=décapotable.

Une énorme BMW arrive. Ah, c’est donc ça. Hyper luxueuse, intérieur cuir. Bon.

« Tu m’excuseras, aujourd’hui, mon chauffeur est en congés ». Bon.

« Tu as l’habitude de manger quoi ? Parce que je peux te faire découvrir quelque chose d’autre. »

Nous nous mettons en route pour un restaurant thaïlandais ouvert depuis peu. Je lui avais bien fait la morale sur le fait que je voulais un restaurant simple et pas un AMUZ à 200E / personne. Le restaurant est situé dans le nouveau centre commercial Lippo de Kemang. Kemang est une partie de la ville très sympa, mais très difficile d’accès normalement, à cause d’infrastructures routières déficientes. Mais aujourd’hui, nous profitons du fait que la moitié des Jakartanais sont partis en week-end prolongé.

A l’arrivée au parking, nous sommes orientés vers « le parking des belles voitures ». Bon.

–          Attends H., tu es en train de me raconter que seules les belles voitures peuvent se garer sur ces emplacements ?

–          Oui, c’est plus joli, ça fait un peu de pub au centre commercial et puis en plus, on laisse plus d’argent quand on vient.

–          Bon.

–          Ho attends, j’ai oublié le vin. J’ai pris deux bouteilles pour ce soir, une au cas où nous serions allés dans un restaurant français ou japonais, l’autre au cas où nous serions allés dans un restaurant où on mange épicé.

Le vin de la soirée fut donc un vin Australien Penfolds 128 2009, un Shivaz très rond et ensoleillé. Bon mais ce type de vin n’est pas normalement mon préféré. Par contre, il est vrai qu’il est très facile à boire au vu de son âge et qu’il se marie bien avec le repas. 14% quand même la bestiole.

Et bien sûr, au fur et à mesure de la soirée, je me suis rendue compte que le but de ce repas était beaucoup plus de draguer que de parler de mon départ. M’enfin. De ce côté-là, terrible à dire, mais je commence à m’habituer aux doses élevées de compliments totalement farfelus. Cependant, la soirée a quand même été très sympa. C’est toute l’ambiguïté de ces moments tellement asiatiques.

Publicités

La suite… mon itinéraire!

C’est avec un peu de tristesse que je vous annonce que mon contrat arrive à échéance en cette fin de mois. En effet, j’ai décidé de ne pas renouveller pour une année supplémentaire mon expérience dans la structure qui m’accueille actuellement, pour plein de raisons, qu’elles soient affectives, psychologiques, rationnelles…

Au moment où j’écris ce billet, je ne sais pas encore tout à fait ce que je vais faire ensuite ni où je vais me retrouver, mais par contre, je suis très heureuse de vous annoncer que je vais faire un long voyage en Asie en mai et en Juin. Au programme donc, de la Malaisie, puis du Japon, un passage à Taiwan et une belle découverte de la Thaïlande!  Je me suis un peu adaptée aux disponibilités des personnes qui vont m’accueillir au Japon et à Taïwan, et malheureusement au départ de Taïwan, peu de destinations sont peu coûteuses d’accès (Philippines et Thaïlande) mais il est compliqué par la suite de repartir en Indonésie quand on est aux Philippines pour prendre mon dernier vol de retour en Europe. D’où mon choix de découvrir la Thaïlande, dont j’entends tant parler.

En rouge l’itinéraire le plus probable sachant que j’ai déjà la plupart des billets réservés sauf celui pour aller en Thailande ainsi que mon billet de départ pour KL comme je ne sais toujours pas si je partirai de Yogjakarta ou de Bali (edit: comme l’entreprise avec laquelle je pensais pouvoir travailler concernant mon mémoire ne peut pas m’accueillir, je pars de Bali directement pour KL, mais j’ai la flemme de vous faire une carte à jour). J’ai mis de manière indifférenciée les trajets en bus, en train, en avion.  Donc autant vous dire que la catégorie Travel In Asia devrait prendre du grade pendant ces deux mois. En vous souhaitant donc de rester bien connectés pour suivre mes pas dans ces belles contrées. En vert, l’alternative comme il est possible que je débarque à Bali plutôt qu’à Yogjakarta si par hasard j’avais une semaine de vacances entre le 1er mai et le 7 mai (ça m’arrangerait de partir directement pour KL à partir de Bali ou de Yogjakarta).

Un petit mot à ma grand mère, si tu cliques sur la carte, tu auras le détail des dates de vol juste à côté des flèches. Quelle petite fille fantastique je fais!

paint

Cuisiner Japonais

Poulet mariné au sésame, edamame

Avant de partir de France, j’avais acheté un très beau livre sur la cuisine traditionnelle Japonaise car je souhaitais pouvoir me faire à manger en Indonésie. Et je n’ai pas été déçue, j’ai pu concocter de super plats avec mon mirin, ma sauce soja, mon saké de cuisine. Voilà deux petites photos de ce que j’ai pu faire!

Seiche farcie au miso, oeuf, poireau gingembre, servi avec du riz rouge

Seiche farcie au miso, oeuf, poireau gingembre, servi avec du riz rouge

Histoire extraordinaire: Diner au Dharmawangsa

Bonjour,

Hier je suis allée diner au Dharmawangsa, l’hôtel le plus luxueux de la ville. J’ai eu la chance d’être invitée pour un dinner gastronomique indonésien, préparé par le chef Vindex Tengker, qui m’a fait grande impression.
Le concept de la soirée était d’organiser un tasting avec seulement des vins pétillants chiliens, couplés avec la nourriture indonésienne extraordinaire de Vindex. Je m’en veux terriblement de ne pas avoir pris de photos des plats.

Pendant la soirée, j’ai pu parler avec le sommelier Vidi. Oui, son nom c’est Vidi. Il a deux frères et soeurs qui s’appellent quant à eux Vini et Vici. Ce n’est pas une blague. Nous avons tenté sans succès de l’entraîner avec nous sur la fin de la soirée dans un très beau bar. J’aurais voulu en savoir plus concernant ses parents, qui pour sûr, ont un grand sens de l’humour.

Le menu, malheureusement un peu froissé dans mon sac: des fruits de mer, du poisson, du boeuf, un extraordinaire dessert et des mignardises

Le menu, malheureusement un peu froissé dans mon sac: des fruits de mer, du poisson, du boeuf, un extraordinaire dessert et des mignardises

P1080162

P1080164

P1080165

P1080167

Tanah Toraja: à la découverte des rizières

Ma seconde journée de voyage m’a permis de découvrir les environs de Rantepao, côté montagne cette fois-ci.

Et les terrasses valaient vraiment le coup. La marche n’est pas aisée et j’ai été contente d’avoir mis mes chaussures montantes pour l’occasion.

Ce qui est assez drôle, c’est que j’ai quand même une indonésienne qui m’a demandé, en voyant la drôle de paire que l’on formait avec John, si je venais en Indonésie pour me trouver un homme. Heu, bah heu, madame, c’est à dire que j’ai pas tout à fait le profil type de la personne qui trouve rien chez elle donc qui vient faire son marché en Indonésie me semble.
A ce moment là, j’ai hésité entre lui dire qu’elle était très impolie, lui rire au nez, où me dire que ma tenue un peu mochisante de voyage est peut-être trop mochisante :D.

16982_564571046901258_1487701272_n

166712_564571133567916_989622476_n

377668_564571153567914_682279799_n

535447_564571056901257_2138930624_n

John, qui a rendu mon voyage un peu extraordinaire

John, qui a rendu mon voyage un peu extraordinaire

P1070320

P1070321

P1070457

Je crapahute

Je crapahute

L’Indonésie a changé mes comportements de beauté

Bonjour tout le monde!

J’espère que vous allez bien!

Vous ne le savez peut-être pas, mais je suis très assiduement un blog beauté de A French Beauty Addict in London, qui, il y a quelques temps, avait rédigé un article très intéressant sur le changement de ses habitudes beauté depuis qu’elle vit au Royaume-Uni. Je vous recommande vivement de faire un tour sur son blog qui est une mine d’information concernant le marché de la beauté en Angleterre, présenté de manière simple, professionnelle, avec de très belles photos: http://afrenchbeautyaddictinlondon.com/2013/03/25/bilan-beaute-londres/

En la lisant, je me suis rendue compte que je vivais le même type de changement, et que ce serait vraiment drôle de vous en parler. Donc, je ne sais pas si tu liras ce billet French Beauty, mais

En Indonésie, mon style a connu un changement radical:

  • Vers des talons toujours plus hauts

L’Indonésie, c’est le bastion de la chaussure à hauts talons pour la classe très aisée indonésienne. On trouve tout ce à quoi on peut rêver ici, de Christian Louboutin à YSL. Je vous avais déjà parlé de la place des centres commerciaux dans la vie des indonésiens, comme lieu de socialisation, d’échange et également comme poche de liberté où l’on porte ce que l’on veut comme vêtements et comme chaussures. Même si les chinoises indonésiennes sont de plus grandes consommatrices de chaussures à talons, les indonésiennes musulmanes javanaises ne sont pas en reste de ce côté là.

Et quand je vous parle de talons hauts, sachez qu’on est beaucoup plus sur de la plateforme et du talon de 10cm que sur du 4cm à la française.

Photo pour illustrer?

Des talons au hasard dans le centre commercial

Des talons au hasard dans le centre commercial

  • Adieu les décolletés, bonjour les jambes à l’air

C’était déjà assez vrai concernant mes habitudes en France, mais mon arrivée en Indonésie n’a fait qu’amplifier cela: ici, comme dans tous les pays d’Asie, la poitrine est particulièrement érotisée et on ne doit la montrer sous aucun pretexte. Je me permets parfois, très rarement, un petit décolleté si je suis en blaser, mais jamais pour le travail et uniquement pour les sorties nocturnes.

Cependant ici, on peut avoir très facilement une robe très courte, sans que cela ne pose le moindre problème. Ainsi, j’ai ici porté des tenues particulièrement courtes, fait amplifié par le fait que les talons sont de plus en plus hauts. Je ne passe pas spécialement inaperçue car je suis une grande gigue, mais cependant, je ne détonne pas particulièrement par rapport à mes homologue noctambules indonésiennes.

P1080157

  • Le plein de couleurs

En Indonésie, on porte toutes les couleurs existantes. Le teint des Indonésiennes permet très facilement de porter les couleurs les plus flash, et la beauté est loin d’être une beauté naturelle à la française où un coup de mascara et un rouge à lèvres neutre est considéré comme le summum de la sophistication. Ici, on porte des rouge à lèvres foncés, colorés, les chaussures sont parfois brillantes avec de belles couleurs vives, les vêtements, du hijab jusqu’aux soutien gorge en passant par les robes de luxe sont vertes, roses, jaunes, bleu royal. Je porte beaucoup plus de rouges à lèvres de couleur, également parce que je pense être assez en dehors de la société pour de toute manière ne pas être jugée.

Et je ne pensais jamais en arriver jusque là, mais maintenant je saute sur des blazers roses ou jaunes. Je crois qu’un petit avant/après serait ici particulièrement approprié. Mais comme j’ai la flemme… je vous présente mes dernières eccentricités en termes de coiffure.

P1080146

  • Ressembler à une française: vers plus d’élégance

Ici, j’ai pu sortir mes plus belles robes, mes vêtements les plus sophistiqués. Ils restent sophistiqués, certes, mais je n’aurai pu que les porter à un bal en France, et ici, je les porte pour les occasions en soirée, comme je dine beaucoup en dehors de chez moi.

Mais ici, on attend de moi ce type de sophistication à la française. J’aime à le répéter à mes amis: ici, je me market comme française, je suis proche des milieux des produits gastronomiques français, je dois coller à l’étiquette. Normalement, ce type de contrainte ne me plait pas, mais ici, j’aime me plier aux règles du jeu, pour parfois aller trop loin.

  • Encore moins de parfum

Le climat absolument terrifiant de lourdeur de l’Indonésie ne m’incite pas particulièrement à augmenter ma consommation de parfums. Beaucoup d’Indonésiennes en portent cependant, mais moi pas. Les odeurs tournent plus rapidement, et je suis très sensible à ces détails. De plus, j’ai toujours eu du mal à cumuler les odeurs: mon fond de teint a une odeur, mon mascara une autre odeur, mon rouge à lèvre une énième odeur… A la fin, ça fait juste trop pour moi.

  • Se maquiller de saison?

Mais voyons!! Ici il n’y a pas de saison. Donc j’oscille selon les envies, en misant plutôt sur les maquillages plus légers au vue de la chaleur.

P1080152

Amsterdam: mon but ultime est la nourriture

N’en déplaise aux Indonésiens, j’adore la nourriture locale et régionale indonésienne, mais je déteste la nourriture standardisée à l’Indonésienne et je ne peux plus voir en photo un riz frit.

Par conséquent, chaque retour en Europe est pour moi un moyen de refaire le plein d’aliments que l’aime beaucoup. A savoir le fromage, le chocolat, le vin.

Et qui dit Pays-Bas dit bon fromage. J’avais donc absolument hâte d’aller au marché du samedi dans le quartier De Pijp, rue Albert Cuypstraat, pour acheter du fromage et de la saucisse. Un petit tour par le supermarché peut-être?

P1070732

Le vin est terriblement peu cher aux Pays-Bas et j’envie soudainement les Français qui ont fait le choix de l’expatriation à Amsterdam.

Ce qui m’a fait rire au supermarché, c’est la réglisse, de partout, de la réglisse.

Et puis le fromage!

P1070734

Bien entendu, nous ne sommes pas loin de la Belgique! Et dire que je ne me suis même pas débouché une bouteille de Trappe Quadruple!

P1070735

Du poisson pas cher au marché (par rapport aux prix français!). De mon côté, j’ai acheté des saucisses italiennes et françaises à ramener en Indonésie, et du fromage à gogo!

P1070758

P1070766

Et enfin mon déjeuner,

Parce que je ne suis jamais allée manger au Hard Rock Café, il me semble qu’il est temps de faire quelque chose concernant cette terrible situation! Et je n’ai pas regretté, c’était vraiment bon!

P1070773