Singapour: un Etat qui vous veut du bien…

Hey!

Peut-être mon dernier billet sur Singapour,

J’introduirai mon propos de la sorte. Mes amis Taïwanais ainsi que mes amis Indonésiens d’origine chinoise (surtout ces derniers) ont la fâcheuse tendance de  toujours me dire ce que je suis sensée faire ou ne pas faire.

Une petite liste illustrera ce fait accablant: l’ami chinois d’origine veut tellement ton bien qu’il t’étouffe.

– Je ne dois pas prendre le train en Indonésie.

– Je dois encore moins prendre le train de nuit.

– Je dois manger mon krupuk d’une certaine façon et pas d’une autre.

– Je ne dois pas voyager à Flores, ce n’est pas assez développé.

– Je ne dois pas faire de randonnée.

– Je ne dois faire aucune activité qui impliquerait que je puisse éventuellement me faire un petit bobo: oui mais moi mon papa il m’a appris que les petits bobos faut pas pleurer et faut se relever comme un grand.

Bref, je pensais que c’était du à des personnalités, mais non, il semble que ce soit bien lié au Chinois, et si tu es une fille, alors tu es faible faut te protéger hein, donc apprêtes toi à morfler sévère!

Singapour, à l’image d’un papa chinois qui veut le bien de sa population, dicte de manière fort autoritaire des orientations culturelles, économiques, qui sont très souvent judicieuses: comme je vous l’ai dit, à Singapour, tout le monde parle anglais par exemple, et c’est une langue officielle du pays.

Mais Singapour, qui veut ton bien, déploie ses grandes ailes autour de toi, et te dit tout ce qu’il faut faire et ne pas faire. Et très souvent, il te l’indique sous forme de pictogrammes.

Je ne saurai dire si on interdit aux hommes de toucher les fesses des filles ou si on interdit aux filles de se faire toucher les fesses 😀
Ne donnez pas de bananes aux singes! Il préfèrent la BIERE!
C’est assez clair: rentres là dedans et on te shoote.

Au cas où vous ne vous en seriez pas doutés, l’État Singapourien est loin d’être un plaisantin. C’est un état autoritaire qui mène d’une main de fer la ville vers la réussite économique…

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Oui, les Singapouriens… « C’est des chinois quoi! »

Ha-Ha-Ha,

Pendant mon périple en Royaume de Singapourie, j’ai été étonnée par la diversité des gens dans la rue. De l’expatrié friqué au touriste en goguette à l’Indien parlant avec la tête en passant par la blonde en short court (moi?), il y a de tout à Singapour, et il est finalement extrêmement compliqué de savoir qui vient d’où, qui habite ici ou est de passage etc.

Mais ce que je sais, c’est qu’à Singapour, ça parle chinois. Et ça mange chinois, ça respire chinois… Les Singapouriens chinois écrivent en simplifié. On ne pouvait pas s’attendre à autre chose de la part d’un État dont la capacité d’adaptation rapide demeure l’un des avantages majeurs: imaginez vous qu’en un temps record, tous les Singapouriens ont appris l’anglais et fait de ce dernier l’une des langues officielles.

Donc, alors que toutes les diasporas du monde écrivent le chinois traditionnel, Singapour, c’est du simplifié de partout.Normal, le poids économique de la Chine implique une pression vers le simplifié, et obligatoirement, quand on n’a pas d’identité, s’adapter ne pose pas trop de problèmes. Rho, elle est méchante cette blonde décidément! Allez, sans rancune le Singapourien, la ville se construit et aura peut être d’ici quelques années une véritable identité! Et puis concrètement, le singapourien parle au minimum 2 langues, et ça, c’est pas pour demain en France!

Bref, revenons au Chinois singapourien, qui est mon ami du jour. Le chinois singapourien a le bon goût de pouvoir communiquer avec moi en Chinois, et ça c’est chouette. D’ailleurs, il est tellement content de trouver un étranger parlant chinois qu’en général il est super sympathique. Sauf la vendeuse de Bao. Bref, après avoir entendu parler du quartier de Chinatown, j’ai décidé de mener mon investigation pour mieux comprendre qui est la chinois Singapourien. Est-il chinois avant d’être Singapourien? Bien sûr, je ne suis pas arrivée à apporter une réponse à cette question! Ce serait trop simple! Et cela voudrait dire que j’ai bien parlé avec les gens, et en 3 jours, je n’ai pas vraiment eu cette joie. Par contre, j’ai mangé chinois!

Vue du pont Chinatown

ChinaTown à la tombée de la nuit

Le quartier de Chinatown attire beaucoup de touristes, car je suppose qu’il ressemble à la Chine telle que l’on voudrait la voir.

– Pleine d’odeurs, en excluant les odeurs désagréables d’excrément et de tofu qui pue.

– Pleine de chinois mais sans chinois super nationaliste, du moins au premier abord.

– Pleine de chinois mais sans soldats.

– Pleine de nourriture chinoise mais quand tu la manges t’es pas malade.

– Pleine de bâtiments assez typiques même-si-on-sait-que-c’est-récent.

– Pleine de bâtiments assez typiques pas trop criards (merci les chinois qui reconstruise du faux ancien en Chine)

En bref, et comme mon compagnon l’aura noté avec vérité et sagesse, ici, c’est un peu l’EuroDisney du quartier chinois, tout est trop beau pour être vrai.

Ho, par la même occasion, vous trouverez dans le quartier chinois de Singapour toute sorte de cadeaux pour vos amis et familles, décoration chinoise, baguettes etc etc. Prenez un peu de temps, achetez vous quelques chose à manger, une noix de coco ou que sais-je. Profitez un peu du lieux, qui a le mérite d’être très central et agréable je trouve.

Ah oui, et la première fois que nous sommes allés à Chinatown, nous avons pu découvrir la partie du quartier moins touristique et plus résidentielle située entre le MRT Chinatown et le MRT Outram Park , c’est beau, classe, branché, terriblement cher, mais nous nous sommes bien baladés. Je serai forte curieuse d’en savoir plus sur les chinois Singapourien, leur manière de se positionner face à la Chine, face à Singapour etc…

Mais ce sera pour une prochaine fois.

Singapour, ou le retour du koala vengeur

Hey everyone,

 

Oui, la thématique de Singapour, ça m’inspire dans ce contexte morose de rédaction de mémoire. Donc je voulais vous présenter un peu mon voyage et deux quartiers que j’ai bien aimés.

Alors d’abord, départ jeudi soir de l’aéroport Soekarno de Jakarta. Là, ça commence mal, je commande un taxi pour 4h, 4h arrive, rien, toujours rien, je commande un autre taxi, qui n’arrive qu’à 4h45… Même pas stressée! Surtout quand tu te dis que tu as toutes les chances de tomber dans un bouchon. Bref, direction l’aéroport. Oui mais, ma petite dame, vous partez de quel terminal? Mais j’en sais fichtre rien entre nous! Comment tu veux que je le sache, c’est pas marqué sur mon billet d’avion. Suffit d’aller au terminal Air Asia non? Finalement après être arrivé au terminal 3 international, nous apprenons qu’il faut se rendre au terminal 2. Sauf que voilà, les terminaux sont pas très bien reliés entre eux. Ca vaut le coup de se faire amener dès le début au bon terminal.

Bon donc ça commence pas super, je suis un peu en retard, heureusement j’ai fait mon check in en ligne, ça va me faire gagner du temps. Après avoir payé les fort coûteuses taxes d’aéroport, me voilà à me dépêcher pour aller prendre mon avion. C’est la première fois qu’on me fait aussi peu d’histoire pour ce que contient mon sac, j’aurai pu avoir 200mL de liquide que ça n’aurait pas posé problème. Sauf que là j’apprends que mon vol est retardé. D’une heure. J’attends. 2h. Nous nous envolons, mais voilà, 2h de retard quand tu est sensé arriver à 21h30, ça fait que tu arrives pas à sortir de l’aéroport avant 24h. Sauf qu’à Singapour, après 24h, y’a plus de transports en commun. Et le prix des taxis augmente. Prenons donc le taxi… et paf 20E de taxi, ho oui j’oubliais! La vie est coûteuse ici bas.

Je loge pour deux jours chez l’ami d’Albane qui travaille chez HP à Singapour. Il possède un très bel appartement dans un condominium Singapourien très bien placé, pas loin du métro, juste en face d’un arrêt de bus. Bref, le pied. Ce qui est marrant, c’est qu’il accueille chez lui Albane et son copain, un de ses amis turcs, une française, deux allemands, un anglais, Fil et moi. Ça fait beaucoup de gens. Et à partir de samedi, Albane a une chambre d’hôtel. Je ne me sens pas personnellement de rester si elle n’y est pas, il faut donc que je me trouve aussi un endroit où dormir.

C’est ainsi que vendredi, au lever (c’est à dire sacrément tard parce que je me suis couchée à 3h avec toutes ces conneries hein) je m’en vais fringante après le déjeuner avec Albane dans le quartier de Little India où il existe de nombreux hostels pour backpackers (gens avec des sacs sur le dos :D). Sauf que voilà, à s’y prendre comme des pieds, dans des villes comme SG, on se retrouve vite à la rue avec tous les hôtels affichant complet. Ce week end semble particulier, tout est pris. 5 hostels plus tard, je pousse la porte de l’Imperial Hotel, et ho miracle, une chambre simple est disponible. Malgré son prix je me jette sur l’occasion de vivre deux nuit au coeur de Little India!

 

Little India

 

 

Ça, c’est un quartier qui a du chien les enfants! Bon, bien sûr, il n’y a presque que des Indiens. Car comme je vous l’ai déjà signalé, vivre à SG peut vous permettre de très bien vivre sans avoir à fréquenter quiconque qui ne soit pas de votre culture. Un expatrié à SG n’aura aucun problème à ne parler qu’anglais, à profiter de la vie simple procurée par les transports en commun. Un indien retrouvera sa nourriture et de nombreux compatriotes. Le quartier de Little India, c’est un bout d’Inde au milieu de l’Asie. Sans les odeurs. Donc en fait, ce n’est pas l’Inde, mais on y trouve du paneer (fromage indien) succulent et de très bons naan au fromage. Comment ça je suis en manque de fromage moi?

 

 

Little India est le repère favori des backpackers, de nombreux hostels ont élus domicile sur Dunlop Road ou aux alentours. Si vous souhaitez éviter les centres commerciaux et bien manger pour pas trop cher, c’est un lieu à visiter. Nous avons pu réellement nous faire plaisir avec les gens qui sont chaleureux, et on s’est même fait offrir une part de brownie par un Singapourien d’origine Indienne dans un restaurant.

 

Hop hop, petite photo de moi avec mon super t-shirt, ça fait toujours plaisir à Loulette hihi.

Bref, donc une jolie découverte que ce quartier! Prochain billet sur le quartier chinois!

Singapour ou l’invention d’une identité

Bonjour bonjour!

Comme vous vous en doutez bien, à aller à Singapour pour des histoires de visa, je ne pouvais que vous ramener quelques pensées concernant cette ville étrange.

Singapour, c’est où c’est quoi, c’est tout simplement une cité État logée au cœur de la Malaisie. Une heure et demie d’avion au départ de Fat Jakarta et on y est (du moins quand votre avion est à l’heure hein, mais ça hein, c’est les aléas de la vie hein).

Bref, Singapour, c’était une partie de la Malaisie fut un temps, et puis un jour les Malais ont décidé qu’il y avait trop de chinois qui contrôlaient tout, alors on a parqué les chinois dans Singapour en leur donnant le pouvoir, et grosso modo on les a viré de la vie politique en Malaisie. Bah oui messieurs mesdames, il faut ce qu’il faut!

Depuis, pas de bol Jean-Paul, Singapour est beaucoup plus développée que Kuala Lumpur, les affaires marchent fort ici bas. Singapour devient une destination de voyage privilégiée pour tous les riches et très riches des pays aux alentours, car Singapour possède un avantage incomparable! Voire deux! Singapour est un pays totalement sur-organisé, dans les transports et dans tous les aspects de la vie quotidienne, ce qui est une bouffée d’oxygène quand vous venez de Fat Jakarta. Et surtout, la ville est bourrée de malls et en ce moment, faites vos emplettes, c’est les soldes à SG.

Orchard Road, ou comment faire un centre ville avec uniquement des malls et des hôtels

 

Ho, regardez! Même moi je me prends au jeu, quand je trouve des marques TROP ORIGINALES.

 

Bref, après avoir eu tous les conseils de mes collègues d’origine chinoise, me vantant les mérites de cette ville merveilleuse qu’est Singapour, je me suis quand même posé une question: dites donc copains made in Singapour, elle sert à quoi votre ville, sauf à craquer du fric?

Et bah j’ai trouvé ma réponse: à rien d’autre. Singapour, c’est des Malais qui parlent malais, des Chinois qui parlent chinois et écrivent en simplifié, des Indiens qui parlent indou, tout ce beau monde parle anglais qui est langue officielle, et finalement tout le monde reste dans son coin, dans sa petite culture, on ne voit pas de tambouille, de mélanges. Singapour, c’est comme une grosse Root Beer Float: ça fait des couches culturelles qui se superposent sans rien donner de nouveau on dirait. On a le goût du soda, le goût de la crème, le goût de la glace, et puis rien d’autre.

Root Beer Float, une découverte culinaire à la frontière du réel

D’ailleurs, pour l’architecture c’est la même. Ho les jolis bâtiments! Ah tiens, ici ils ont tenté de faire genre des bâtiments anciens, parce qu’il faut bien se créer une histoire, ha là ils ont fait un musée, car faut bien être ville de culture, ho! Ici on dirait l’Oeil de Londres, c’est fou ce que c’est original! Oh et cette fontaine est la plus grande du monde, créons nous des monuments!

Bref, quelques quartiers ont quand même du chien, Little India et China Town plus particulièrement, mais je vous les présenterai une autre fois!