Quelques pensées concernant Bali

Après quelques jours de repos à Bali, où je n’ai rien fait d’autre qu’un peu de surf, rédiger mon mémoire et régler des problèmes de logistique de voyage et d’assurance, me voilà enfin réellement sur la route. Oui, parce que, qu’on se le dise, Bali n’est plus tout a fait associé à la découverte me concernant comme j’ai déjà passé un mois complet sur l’île il y a un an. Quand je vais quelque part, je sais dans quel hôtel séjourner, dans quel hôtel manger selon ce que je souhaite dépenser. J’ai eu la chance de mieux découvrir le sud car j’avais l’habitude de rester sur Kuta et plus au nord vers Seminyak. J’ai bu du thé dans des endroits charmants, mangé des plats savoureux sur la plage en débouchant une bouteille achetée dans un très beau retail local.
Je me rends compte que le marché balinais m’échappe encore, car il est pour le moment inscrit dans ma tête comme un marché de l’éphémère se mouvant au gré des vagues des touristes. Et pourtant, particulièrement impacté par les réseaux sociaux, le tourisme s’affranchit ici des avis des guides renommés pour ne garder que l’essentiel: l’avis du consommateur. Et si la compétition fait rage, les établissements parvenant à afficher une qualité de prestations stable se construisent un nom et attirent les populations saisonières, les expatriés et les touristes.
Certains endroits que j’ai pu découvrir étaient grandioses, même au regard des normes jakartanaises auxquelles je suis accoutumée. Je pense à Potatoe Head, à W, et à tous ces endroits magnifiques qui rivalisent tant par leur glamour que par leur démesure.
Je crois que dans un climat aussi concurrentiel que le climat balinais des affaires, un positionnement et une différenciation très précise doit être effectuée, pour permettre de se distinguer. Mais encore plus important, un restaurant ne peut pas se permettre une fausse note, surtout au niveau de la qualité de la nourriture et du service. Le facteur emplacement semble pour moi moins crucial qu’à Jakarta, qui est un casse-tête pour celui qui déciderait de s’installer dans un mall. Ici, à Bali, les gens sont motorisés, ils sont habitués à se déplacer, et la structure des malls est bien moins prépondérante (ici, l’installation dans un mall me parait clairement défavorable de par les coûts fixes trop importants induits (sauf exception) ).
Je me pose aussi d’assez nombreuses questions concernant l’importance du brand building dans un endroit comme Bali. J’ose imaginer que les touristes constituent plus de 70% du marché pour certains produits « occidentalisés », et je ne sais pas jusqu’où une entreprise doit investir dans du brand building concernant ces populations flottantes et éphémères.
Enfin, même en vacances, je ne suis pas certaine de réellement décrocher.
Bientôt des photos, mais là, désolée, j’ai un vol à prendre pour Bornéo.

Flirt avec le sublime n°1

 

 

Bonjour tout le monde,

Je voulais juste vous dire que je vais bientôt me lancer dans la rédaction de mon voyage à Yogjakarta. Les billets commenceront à être publiés après la mi-avril. Comme ce voyage commence à dater un peu, je voulais juste vous montrer quelques photos, et puis vous trouverez un article tout beau et tout bien illustré par la suite.

Ici, Prambanan. J’espère que ça vous met l’eau à la bouche.

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C’est rare mais ça arrive

Parfois, à Jakarta, on est amené à prendre le taxi, qui est fort peu cher.
Les deux compagnies de taxi les plus connues sont Blue Bird et Express.

Et il peut arriver bon nombre d’aventures avec les taxis à Jakarta.

La dernière fois, pour mon plus long trajet habituel (cours de suédois – maison), le mec avait sans doute enlevé ses chaussures et l’odeur de pieds en sueur qui emplissait la voiture à l’atmosphère gelée a failli me faire rendre.

Et puis des fois, on tombe sur un chauffeur hors du commun. Ça peut être le vieux qui connait tellement bien Jakarta que tous les nouveaux lui passent un coup de fil quand ils sont perdus. Ca peut être également ce vieux qui connait toute l’histoire de Jakarta ur le bout des doigts, qui explique l’ère Suharto et ses horreurs tout en faisant de la démocratie une fierté presque personnelle. C’est aussi ça l’Indonésie.

Et l’optimisme indonésien se décline même dans la langue !

Dans mon apprentissage de toutes les langues, j’ai toujours été scotchée par la capacité d’une langue à représenter la culture du pays.

Prenons l’exemple de l’Indonésien : outre le fait que l’on peut dire « Riz » de plus de trois manière selon sa condition (dans les champs, ramassé, cuit),  il est également possible de retrouver certains aspects culturels dans la langue. Dans toutes les langues européennes d’origine romaine, il est possible de comparer de trois manières : en disant « plus » , en disant « aussi » ou en disant « moins ».  En Indonésien cependant, une comparaison n’est correcte grammaticalement que lorsque l’on dit « plus » ou « aussi ».

De la même manière, je suis bluffée par la capacité du Suédois à avoir un nom utilisé et courant pour chaque situation maritale possiblement existante. Il me semble que c’est assez rare chez nous de dire : « je suis en concubinage ». On préférera sans doute dire : « On vit ensemble ».  Le Suédois quant à lui a fait de la situation de concubinage un mot réellement courant. J’extrapole peut-être un peu trop de ce côté-là, mais je suis toujours aussi intéressée par les langues et expressions pour ce qu’elles véhiculent d’un point de vue culturel.  La manière dont elles sont enseignées en disent également long sur un pays.