Détox: des vacances sans sucre, sans portable, sans alcool

Depuis quelques temps, j’ai du mal à concevoir le voyage en Indonésie dans des lieux déjà connus. Je vais prendre l’exemple de Bali. Lorsque je mets les pieds à Denpasar, je sais en général déjà qui je vais rencontrer, où je vais loger, où je vais prendre mon déjeuner, mon diner. Chacun de mes pas est connu d’avance, les prix sont déjà largement intégrés et je parle assez couramment la langue pour ne pas être considérée comme une touriste lambda. En réalité, ça fait depuis vraiment longtemps que je n’ai pas voyagé dans un pays dans lequel je ne suis pas en mesure de communiquer avec la population locale. A Bali, mon but est plutôt de découvrir les nouveaux restaurants à la mode, les maisons de thé, de tendre l’oreille dans la rue emplie du son des gamelans. Mais ce que je préfère à Bali, ce sont les odeurs, et j’ai du mal à me penser arrivée à bon port lorsque je reste au sud, sale et sans saveur, plutôt qu’au centre. Les mélanges délicats d’encens et de pétales gorgés de soleil forment un accord subtil que je reconnaitrais parmi cent. Pourtant, mon retour à Bali concorde avec l’organisation de mon voyage, avec un lieu finalement connu et sans surprise. Mais qu’on se le dise, sans surprise n’est pas pour moi un reproche. J’ai choisi de venir dans un lieu connu pour m’occuper de ma paperasse de départ, de mon assurance, de la rédaction de mon mémoire, pour me détacher sans trop de violence de mon quotidien indonésien. Le portable vrombit ainsi toutes les cinq minutes, et à Bali, je reste surconnectée. Il faudra donc attendre mon passage de la frontière Malaise et du Sabah pour m’inventer une excuse : ici, peu d’électricité, pas de portable, pas de connexion. L’extérieur pourra attendre mon retour à KL. 

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4 réflexions sur “Détox: des vacances sans sucre, sans portable, sans alcool

  1. Comme j’aimerai pouvoir allez dans un pays autre que la France et pouvoir communiquer^^ T’imagines pas la chance que t’as^^
    Mon défi de cette année sera de parler Italien à Rome c’est pour dire…

    • Oui, tu as tellement raison. Mais ce sont aussi des choix qui ne sont pas sans conséquence :). Bisous et à bientôt à Lyon j’espère!

  2. On est tous un peu dépendants aux outils de communication à l’heure actuelle, que tu arrives à t’en détacher est une chance. J’ai toujours vu Bali comme un pays ressourçant et pour moi se couper un peu du monde y participe. Par ailleurs je te félicite pour ce blog fort sympathique que j’ai découvert aujourd’hui. J’aime lire tes billets, qui sont par ailleurs très bien écrits 🙂

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