Badri, Ibu et Firman (flashback)

Bonjour à tous,

Ca fait vraiment depuis longtemps que je ne suis pas venue sur le blog, alors que j’ai tant de choses à vous faire partager concernant l’Indonésie. Je me lance donc dans une opération rétro-living, où comment vous raconter d’anciennes histoires alors que je suis tranquillement en vacances en Europe. 

Je voudrais vous raconter l’histoire de Badri, Ibu et Firman, qui sont trois personnes qui ont animé ma vie de quartier lorque je résidais à Tanah Abang 2. Tanah Abang est un quartier de Jakarta plutôt peu considéré, sur la route vers l’est. Il y a une grande mosquée et un marché tout aussi grand, qui tue la circulation sur Jalan Mas Mansyur. 

Avant, donc, j’habitais sur Tanah Abang 2, Cideng Barat, dans un KOS. Et ce qui était vraiment exceptionnel, c’était la vie de quartier dans cet endroit de la ville véritable mix culturel. Je résidais alors chez des Indonésiens d’origine chinoise, avec lesquels je papotais plus en Chinois qu’en Indonésien d’ailleurs. Il y avait l’église et la mosquée aux différents coins du quartier. L’Indonésie est un pays qui fourmille d’astucieux petits boulots, comme celui d’organiser le parking des voitures devant les restaurants côtés. Et à côté de chez moi, il y avait un restaurant à la devanture verte, très muslim: « Bebek Goreng » (comprendre canard frit). 

Ce restaurant étant extrêmement fréquenté, il était donc normal de trouver des personnes vendant des fruits à la sortie, ainsi que plusieurs personnes dont le travail principal était de garer les voitures. Badri, Ibu et Firman plus exactement. Badri et Ibu sont tous les deux mariés. Firman est un bonhomme à la mine joviale qui porte sans arrêt une casquette. Ils m’ont rapidement interceptée dans la rue et m’ont invitée à partager leur banc. Ils ont été mes professeurs de bahasa indonesia à mes débuts, en un sens. Et ils avaient exactement cette approche indonésienne de la religion, de la vie familiale, de la vie de quartier. Ils étaient prêts à se couper en 2 pour que je puisse aller le soir à l’arrêt de bus sans devoir marcher dans la rue. De plus, ils avaient cette tendance un peu terrible à jalouser toutes les personnes qui m’accompagnaient et à contrôler mes relations: « Stéphanie, ne t’approches pas trop de cet homme là, si il t’invite au karaoké tu n’y vas pas » ou encore « il y a un-tel qui te cherchait l’autre fois, tu devrais te méfier de lui! ». 

Lorsque je suis partie d’Indonésie la première fois, ils m’ont demandé de ramener de Bali des cadeaux, des T-Shirt balinais. Lorsque je suis repassée, je les ai laissés à Firman. 

Au final, à un moment, j’en ai eu marre de la vie de quartier envahissante, et vivre en appartement a été pour moi un soulagement comme mes relations avec le personnel sont cordiales, mais pas trop proches non plus. Le fait que je rentre toujours désespérement seule chez moi ajoute au fait qu’ils me respectent je crois. 

Mais quand je repense à Badri, Ibu et Firman, cela me fait quand même rire. Quand j’étais partie, ils m’ont dit: « la prochaine fois que tu viens en Indonésie, si tu as besoin de personnel, tu sais à qui t’adresser! ». 

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