La nouvelle génération Jakartanaise

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Les grands lancement comme moteur de la promotion à Jakarta

Je suis toujours intéressée par la question de la promotion des marques en Indonésie. Aujourd’hui, Samsung lance un nouveau produit. Sivous regardez bien attentivement la photo suivante, vous verrez une scène à droite, une partie interaction produit à gauche et une partie vente directe en bas à droite.

Je serais vraiment curieuse de savoir combien coûte le hall de Grand Indonesia à la location, combien coûte cet évènement et combien il peut rapporter.

 

Promouvoir un restaurant ou un club en Indonésie

Bonjour à toutes et à tous!

Vous savez (ou pas) que mon dada, ça reste le business.  Je suis particulièrement obnubilée par la compréhension des conditions du succès d’un projet dans un pays comme l’Indonésie.

Et ma charmante colocataire a la chance d’être confrontée à ces problématiques comme elle doit lancer un nouveau bar/restaurant/club français en centre ville.

Tout doit être pris en compte de manière absolument scrupuleuse: la localisation, le design intérieur, l’espace alloué à chaque activité si l’on veut faire à la fois un restaurant et un club, le pricing, les produits proposés, les partenariats bancaires proposés au client, etc etc.

Les indonésiens sont extraordinaires pour créer des ambiances. Ils sont très innovants en termes de design de bar et restaurant. Mais tous ces éléments n’assurent pas toujours le succès d’un lieu. Il y a clairement un facteur chance décisif.

La question reste la même: un client qui vient au restaurant, s’il reste plus longtemps, dépensera plus d’argent. Alors comment faire, ici, pour retenir le client et donc éviter de perdre de la valeur? La question est assez passionnante, et j’ai hâte de réfléchir à quelques business models innovants, peut être plus sociaux, sur cette thématique.

En attendant, le bar restaurant de mon amie est vraiment cool. 😀

Et l’optimisme indonésien se décline même dans la langue !

Dans mon apprentissage de toutes les langues, j’ai toujours été scotchée par la capacité d’une langue à représenter la culture du pays.

Prenons l’exemple de l’Indonésien : outre le fait que l’on peut dire « Riz » de plus de trois manière selon sa condition (dans les champs, ramassé, cuit),  il est également possible de retrouver certains aspects culturels dans la langue. Dans toutes les langues européennes d’origine romaine, il est possible de comparer de trois manières : en disant « plus » , en disant « aussi » ou en disant « moins ».  En Indonésien cependant, une comparaison n’est correcte grammaticalement que lorsque l’on dit « plus » ou « aussi ».

De la même manière, je suis bluffée par la capacité du Suédois à avoir un nom utilisé et courant pour chaque situation maritale possiblement existante. Il me semble que c’est assez rare chez nous de dire : « je suis en concubinage ». On préférera sans doute dire : « On vit ensemble ».  Le Suédois quant à lui a fait de la situation de concubinage un mot réellement courant. J’extrapole peut-être un peu trop de ce côté-là, mais je suis toujours aussi intéressée par les langues et expressions pour ce qu’elles véhiculent d’un point de vue culturel.  La manière dont elles sont enseignées en disent également long sur un pays.

Opinion: je défends le droit au malheur

L’Indonésien est l’une des personnes les plus heureuses de ce monde. Quel choc ! Il ne se plaint pas et tout le monde a coutume de dire : be happy. J’ai déjà été à moitié aspirée dans une manifestation pour la joie et le sourire. Ca se tenait juste à côté de chez moi, dans l’un des points stratégiques de passage dans la ville, et des centaines de collégiens étaient réunis pour promouvoir le bonheur. Quand on est français et qu’on a l’habitude de se plaindre de tout, la conception indonésienne de la vie est absolument insupportable ! Quelle est donc cette dictature du bonheur, de l’acceptation de la situation présente ? Je plaisante à moitié ici. Mais parlons sérieusement. Le bonheur indonésien, sans doute hérité de la tradition d’acceptation de sa condition, a de nombreux avantages : les gens sont heureux, ils sont contents d’être avec les leur et de vivre, tout simplement. Cette simplicité a de quoi en séduire plus d’un.  D’autant que la situation économique florissante indonésienne permet aux gens d’envisager le futur sous les meilleurs auspices.
De mon côté, je vais un peu prôner le droit au malheur et dénoncer le diktat du bonheur. Etre heureux à tout prix, c’est accepter des choses qui pourraient être inacceptables. C’est promouvoir des situations d’injustice également. Je ne dis pas qu’il faut pousser les choses à l’extrême, et par exemple devenir français. Pour autant, je pense que le semi contentement permanent nous permet d’atteindre une situation plus libre : nous remettons en cause, questionnons, envisageons des alternatives, combattons parfois. Alors voilà, laissons-nous la possibilité d’être malheureux, merde !

Tendance chez les indonésiens des classes aisées: les animaux de compagnie

Je vous encourage vivement à vous balader le dimanche au Mall Central Park.

Il s’y passe un évènement assez drôle: Jakarta n’est pas vraiment pourvu de parcs, mais de plus en plus de gens achètent des chiens de race et se retrouvent (un peu où ils peuvent) le dimanche pour partager leur passion des canidés et pour se la péter un petit peu.

Comme à Taïwan, vous retrouverez avec plaisir des chiens habillés en abeille ou en policier. Ce qui nous fait rire à moitié, nous autres défenseurs des animaux, mais bon franchement, au bout d’un moment on finit par fermer les yeux.

Un marché porteur donc, celui des chiens et chats de race, avec tout ce que ça implique en termes d’alimentation animale. J’essayerai de creuser un peu plus la question la prochaine fois.