Entourloupe à l’Indonésienne

Ces temps-ci, j’ai été mise à l’épreuve, surtout d’un point de vue professionnel : je m’occupe de l’organisation d’un évènement et de nombreux imprévus surviennent aux moments les moins opportuns. Hier c’était le pompon.  Après le départ de mon ami Julien du pays, j’ai dû prendre la relève du sponsoring de l’évènement. Ca a été plus que laborieux : il a fallu reprendre à zéro le sponsoring car les liens interpersonnels sont très importants dans ce type de situation. Comme un bon petit soldat, j’ai négocié avec l’entreprise X un prix très intéressant concernant notre transport. Mais voilà. La procédure a tardé, et tardé pour des raisons contractuelles. Et plus nous nous rapprochions de l’évènement, et moins nous trouvions de solution pour assimiler ce sponsoring et l’intégrer dans nos comptabilité. Enfin hier, ce fut la crise. Après avoir trouvé une solution, mon partenaire s’est totalement désisté. Faisant fi de l’intégralité de nos conversations par email (je me suis protégée en conservant tous nos échanges), il a décidé unilatéralement de nous faire payer, et ne somme beaucoup plus importante que celle dont nous avions convenu ensemble. Ce genre de chose peut arriver, et il faut que j’en tire les conclusions suivantes :

–          Ici, tant qu’un contrat n’a pas été signé en noir sur blanc, les gens peuvent toujours mentir, détourner les questions, oublier les accords préalables. En situation de force, et malgré le fait que nous travaillions avec ce partenaire depuis longtemps, ce dernier n’a pas hésité à nous planter un couteau entre les omoplates à quelques semaines de l’évènement.

–          Il ne faut pas croire les gens. Surtout pas ici. Tant qu’aucun contrat n’a été signé, il ne faut pas baisser sa garde.

–          Lorsqu’une question est cruciale pour le bon déroulement d’un évènement, il ne faut en aucun cas se reposer sur un sponsor de ce type-là : la position de client permet de faire valoir des droits concernant la qualité d’une prestation.

–          Au final, cette situation est représentative du climat des affaires locales. Bien qu’acclamée au niveau international, l’Indonésie reste un pays peu sûr. Cependant, on comprend parfois par certains signes avant-coureurs quelle est la relation que l’on entretient avec les gens. Il faut rester très sensible à ces différents signes.

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Envie d’aller voir ailleurs…

Des fois, vivre en Indonésie peut s’avérer être compliqué, car il est très difficile de s’échapper de Jakarta. Le pays est immense, et de mon côté, j’améliore vraiment mon indonésien quand je rencontre des gens sur la route, en voyage. Pour le moment, depuis mon arrivée, pour des raisons de temps et d’argent, je n’ai pas été en vacances sur d’autres îles. Je regrette un pe ce manque d’organisation de mon côté, mais j’ai décidé de passer mes vacances en Europe. Mais hier, cela m’a frappé. Air Asia ouvre une nouvelle ligne entre Jakarta et Makassar. On peut maintenant faire l’aller-retour pour 100E. Cela m’intéresse particulièrement car Makassar est la porte d’entrée vers le pays Toraja, très connu pour ses rites funéraires. Malheureusement, pour pouvoir partir, il faudrait que je trouve 4 jours… En plus, j’ai vraiment envie d’aller plonger un peu… Il va falloir faire des choix et trouver un peu de temps. Certain de mes amis voyagent en Indonésie, d’autres partent ailleurs, mais je dois vous avouer que le pays est tellement grand qu’on pourrait y voyager pendant des lustres et des lustres.

Batik artistique pour le Red Batik Festival

Mon amie Novi m’avait invité il y a plusieurs mois à assister à un évènement Batik, le Red Batik Festival. Toujours au sein du centre commercial de Central Park, l’évènement s’est tenu au milieu de la cohue joyeuse qui était venue assister gratuitement au défilé et au concert d’un groupe de métal local, Kotak. Je reviendrai sur le métal et la musique en général bientôt.

Le batik est une technique d’application de cire sur un tissu, qui permet par des procédés de teinture d’obtenir un design de tissu particulier.  Le batik est important pour le patrimoine indonésien : le vendredi est jour du batik dans les entreprises par exemple, et bon nombre de travailleurs se doivent donc de porter le batik à cette occasion. Mais malheureusement, les vêtements en batik sont difficiles à porter pour un occidental : formes vieillottes et couleurs cinglantes sont à l’honneur. De mon côté, j’ai opté pour un pantalon bouffant en batik, dans des tons de bleu et de marron. Porté avec des chaussures à talon et une chemise, je trouve que ça rajeunit un peu le batik qui est trop old school. Il commence en plus à y avoir des créateurs qui font des batiks sympas. Mais je n’avais jamais assisté à un défilé artistique sur la thématique du batik.

C’est chose faite. J’ai été ravie de voir les créations proposées, mais j’ai été un peu déçue par les maquillages très peu professionnel qui gâchaient un peu l’ensemble.