Les histoires comme il n’en arrive qu’ici! (1)

Hey!

Je trouve un peu de temps pour vous raconter quelques aventures de tous les jours. Et pourtant il serait impossible qu’elles arrivent autre part qu’ici!

Ce soir, mon voisin fête son anniversaire dans le sud de la ville. Comme je suis justement dans le sud pour mes cours de suédois, je n’ai qu’à sauter sur un ojek pour parvenir au lieu de la fête. Du moins c’est ce que je crois. En effet, ma professeur de suédois vit dans de magnifiques appartements avec son mari. Vue sur le golf, terrains de tennis, il faut compter 5000USD/mois pour avoir ce type de logement.

Mais voilà, il y a un hic, et ce hic, c’est la rue qui passe juste en face des appartements. C’est au mieux encombré et bloqué, ce qui permettrait éventuellement de traverser à pied, et au pire c’est encombré et ça roule vite, et à ce moment, c’est juste totalement impossible de passer! J’ai essayé, et j’ai failli en avoir, des problèmes.

Donc je dois remonter jusqu’au centre commercial du coin, un géant de béton, pour trouver mon ojek. Je m’arrête au golf question de demander s’il n’y aurait pas d’ojek plus proche.

« Vous allez où, mademoiselle? »

– Là, je vais à Kemang, je veux trouver un ojek

– Ha, mais attendez, on peut vous aider! Asseyez vous quelques instants. »

En France, dans ce genre de situation, avec 7 hommes autour, tu pars en courant en espérant ne pas avoir de problème. Mais ici, tu attends patiemment.

« Mademoiselle, les ojek sont loin, on va vous rapprocher en voiture!

Et là, je vois débouler un monstre de voiture, on pourrait y mettre 3 chameaux et 200kg de fruits du dragon. Oui. Ce soir, je fais mes comptes de manière intéressante.

Je me suis finalement retrouvée à taper la causette au conducteur, M.Erwin, un gentil javanais avec un bahasa vraiment difficile à comprendre. Je leur ai dit que je repassais 2 fois par semaine dans le coin, alors ils ont été contents de savoir qu’ils pourraient me revoir.
Les Indonésiens sont parfois juste content de pouvoir amener une jolie fille, sans rien demander en retour, juste par curiosité, pour le plaisir de la conversation, pour pouvoir le raconter à leur famille le soir.

J’aime bien l’Indonésie pour cela, pour ces rapports humains si simples.

Les dernières tendances du Batik

Bonjour tout le monde,

Vous serez sans doute déjà au courant: l’Indonésie est un pays dans lequel le Batik est roi. Le Batik, ce n’est pas un tissu en soi, c’est une technique de traitement du tissu qui consiste à utiliser traditionnellement de la cire pour créer des motifs sur du tissu.

Ceci étant dit, il y a eu plein de débats très intéressant concernant le Batik en Indonésie. Comme l’Indonésie et la Malaisie se tirent la bourre concernant de très nombreuses choses, il a également été question de savoir qui avait inventé le batik (alors qu’on sait que le monde Malay est tout de même divisé de manière extrêmement artificiel, mais bon, c’est un autre sujet).

Quoiqu’il en soi, le Batik est le type de vêtement traditionnel pour les jours comme le vendredi. Tous les gens dans l’administration en portent. Et certains étrangers aussi. Mais le fait est qu’il faut que le batik se renouvelle. Souvent bloqué sur des coupes de vêtement de type chemise trop large, le batik a du mal à aller vers l’innovation.

Mais un jour, un jour mes chers amis, j’ai trouvé une tentative de modernisation du batik.

Un batik à première vue inoffensif.

Et dites vous qu’il y a également des versions Arsenal, Juventus…

Ah, sacrés Indonésiens, c’est à se demander