Cimaja

Le paysage de Cimaja ressemble à une photographie dont les couleurs auraient été saturées tant le bleu de la mer et le vert chlorophyllien  des feuilles y sont éclatants. La baie se fond devant moi dans la brume légère, et s’égrènent, à 100m de la côte, les plateformes de pêche.

 

Nous sommes partis à plusieurs voitures de Jakarta à 23h vendredi soir. Gautier, Filip et Ryan sont du voyage. Je suis tellement heureuse de m’extraire pour le temps d’un week-end de l’atmosphère pesante de la ville. Nous prenons la voiture avec Ricky, un ami indonésien qui connaît déjà bien le lieu. Il vit maintenant en Nouvelle-Zélande et ne souhaite plus habiter en Indonésie, mais il aime à revenir dans son pays natal. Nous récupérons un de ses amis et voguons vers Cimaja. En soi, si un train Jakarta Cimaja existait (et on se doute bien que non, sinon ce serait trop beau), il lui faudrait au maximum trois heures pour relier les deux lieux. Mais voilà, il faut prendre la route, et nous restons coincés dans les bouchons en banlieue de Jakarta pendant plus d’une heure. Heureusement pour moi, mon sommeil est assez lourd et j’arrive quand même à me reposer. Il nous faudra plus de 6h avant d’être tirés de notre sommeil par Ricky, qui nous dépose dans le logement qui a été réservé pour nous. Nous serons 9 dans cet appartement tout de bois et de brique. Je suis trop épuisée pour mieux regarder, et je vais directement me coucher. 7h30, me voilà debout. Bon nombre de mes amis sont déjà réveillés. Il est temps de se préparer. Je sors sur le balcon et regarde le paysage qui s’étend. C’est un instant magique comme je découvre les maisons et les plantations. Le ciel est bleu et le soleil brille déjà dans le ciel. Le vent frais du matin rend les températures optimales. Ici, le temps est superbe.

Vue du balcon

 

Sunset Beach

 

Malgré son charme, Cimaja n’est pas une destination de vacances habituelle pour les habitants de Java, et peu de mes amis en ont entendu parler. Pourtant, ici accourent les occidentaux et les Australiens plus particulièrement. Vous m’aurez suivi, Cimaja est connu pour ses vagues, et plus particulièrement pour son spot pour surfeurs expérimentés.

 

La mer ici n’a rien à voir avec la mer en Europe, et encore moins avec la Méditerranée. On a asse longtemps pied, mais les vagues sont d’une grande force, et il faut garder se solides appuis lorsque certaines d’entre elles vous heurtent. Le courant le plus fort est doute celui du reflux qui tente de vous happer vers le large. Dès que je rentre dans l’eau, je ressens tout cela, et je me promets d’être prudente. La plage de Sunset Beach est la plus appropriée pour les débutants parmi toutes les plages qui nous avons vues. En effet, il est possible de saisir des vagues assez facilement. Il faut comprendre où la vague va se former, se positionner correctement sur sa planche, prendre un peu de vitesse pour bien être emporté, puis tenter de se relever sans tomber. C’est assez éreintant, mais au bout de deux jours, j’arrive à me relever. La sensation de glisse est vraiment intéressante, et je commence à mieux comprendre les vagues, les spots, les techniques. Quel sport difficile ceci dit! Je pense qu’il faut des mois de pratique avant de commencer à vraiment se faire plaisir.

Nous ponctuons nos séances de glisse par de bons repas de fruits de mer: au menu, petite langouste, poisson au barbecue, poulpe, crevettes… C’est tellement peu cher, pourquoi se priver? Coût par personne du bon repas langouste poisson: 4E. Coût par personne de l’énorme barbecue: 5E.

 

Le temps passe vite, un peu trop vite justement. Entre football déchaîné et beach volley, baignade et surf, il est temps de regagner Jakarta pour quelques jours de travail intense.

 

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Départ en Week end!

Bonjour les loulous,

Attendez vous à ne pas avoir beaucoup de nouvelles de moi ce week end, comme je pars à la plage pour respirer un peu d’air frais. Je préviendrai cependant les hautes autorités de l’avancement de mes activités balnéaires par email. Et je remercie Jacques de sponsoriser ce voyage.

Grosses bises à tous! Et à bientôt avec le week end en photo!

Restaurant: Canteen in Plaza Indonesia

Dear all,

Bien le bonjour, je vous écris ce petit article pour vous raconter un peu mon repas d’hier, en excellente compagnie et très sympa, à la Canteen de Plaza Indonesia.

Nous autres, pauvres européens, avons la fâcheuse habitude de pouvoir manger assez tard, après 21h.

Sauf qu’ici, tous les restaurants ferment à 21h. Nous avons voulu nous trouver un endroit « pedas free » (sans piment), avec l’idée de découvrir un restaurant chinois ou des pâtes. Finalement, à cause de l’heure tardive, c’est le restaurant qui s’impose à nous: Canteen, un lieu extrêmement trendy de Plaza Indonesia.

 

 

Du point de vue de l’aspect visuel des lieux, c’est vraiment sympa cette décoration dans les tons boisés. Nous en discutions, mais il est vrai que les restaurants dans les malls (et ailleurs) ont tendance à beaucoup soigner leur décoration, ce qui entraîne parfois quelques déceptions quand la cuisine n’est pas à la hauteur.

Pour l’ambiance du restaurant, c’est juste bondé, et plus particulièrement les week ends. Nous avons eu facilement une table en soir de semaine, pas de souci de ce côté ci.Par contre, comme ailleurs ici, difficile de se retrouver dans une ambiance intimiste, la musique est forte, trop forte, ce qui n’encourage pas particulièrement les échanges humains: de nombreux indonésiens restent juste accrochés à leur Blackberry.

Pour la cuisine, le restaurant est dans la moyenne supérieure pour les prix. Comptez une salade niçoise (réinterprétée) pour 35k, des pâtes entre 60k et 85k, une crème brûlée pour 35k, un pichet de Carlsberg pour 120k.

La qualité des pâtes variait un peu selon les plats commandés, mais avec l’intérêt d’avoir une cuisson al dente très correcte, le saumon était bon, assez bien cuit. Big up pour la crème brûlée, qui m’a renvoyée pendant quelques secondes à Taipei, quand, pendant mes heures de crise, je me recueillais sur une bonne crème brulée à la française. Bref, le repas fut copieux et plutôt bon.

Le service a été assez rapide, avec un serveur souriant, qui n’aurait cependant pas du nous refourguer un pichet aussi gros.

Ma vie culinaire est palpitante ici, je vous raconterai ma découverte de la cuisine chinoise dans un prochain post.

Grosse bise à tous!

Le pays pipi caca

Oui comme ça, c’est un titre évocateur, mais tout mes amis vous le confirmeront, les asiatiques ont une manière de concevoir toutes les déjections de manière un peu particulière.

Ainsi, vous trouverez facilement à Taiwan toutes sortes de goodies de type peluches en forme de crotte, restaurant jouant sur le design toilettes…
Ici, les Indonésiens restent moins fou de caca que les Taïwanais, mais il y a de nombreux livres pour expliquer le pourquoi du comment aux enfants. On imaginerait mal une encyclopédie titrée « Caca! » en France, on opterait plutôt pour « Le système digestif ». Ici, la série à succès de livres pour enfants « Why? » a pourtant consacré un volume entier aux excréments.

 

Ou encore, si vous vous baladez dans un mall, vous pourrez trouver ce type de sculpture:

Alors oui, je vous entends déjà vous écrier:

« Diantre que c’est sale! »

Mais en réalité, tout dépend de la conception que l’on a des choses. Nos musées sont remplis de nudité, de seins, de courbes masculines et féminines. Ici, ce ne serait pas possible, et on considèrerait que c’est sale. Comme d’habitude, on a tendance à juger un peu vite les coutumes et manières de voir des autres.

Les endroits où je vais travailler le week end…

JCo, l'endroit où la personne au régime ne doit pas aller

 

Oui, le week end, après être restée un moment dans ma chambre, j’aime partir travailler ailleurs, et souvent ailleurs se résume à un mall tout pourri, mais bon de toute manière, pas vraiment le choix ici.

Donc mes lieux préférés pour le moment sont JCo à Semanggi et Café Spinelli au mall Grand Indonesia. Mais je pense que je vais bientôt me taper des incrust’ sur le toit de Semanggi… A suivre.

 

Photoshoot de Samedi

Bonjour !!

 

Bon alors, pour la première fois depuis le début de mon séjour, j’ai pu astiquer mes pinceaux et travailler sur une belle modèle pour prendre des photos avec Teddy!

Teddy m’a amenée à son bureau, vers Kemang, donc dans un vrai studio photo, il s’est cependant excusé: ce n’est pas le studio des grandes occasions. Mais pour donner une idée du lieu, il y a de la lumière à gogo, un énorme écran Mac directement relié au Canon avec lequel Teddy travaille. Par conséquent, dès qu’il prend un cliché, on aperçoit directement la photo, et vu la qualité de ce qui est pris, on n’aura presque pas besoin de retouche avec photoshop. Amanda est mon modèle, une très belle Indonésienne avec de belles paupières asiatiques. Heureusement, elle a amené son matériel de teint, parce que j’aurais bien eu du mal à trouver un fond de teint adéquat!

Je vous le dis, parfois, la vie est belle.
Un avant goût des backstages? Désolée, les photos sont made in Blackberry parce que je n’ai toujours pas récupéré mon appareil photo :/.