Welcome to Jakarta!

Mon premier billet après mon arrivée à Jakarta…

Je vais reprendre les choses succinctement, parce que vous avez quand même raté l’épisode de mes 24h de voyage. Je suis partie de Lyon pour prendre un avion à Paris, avec Emirates. La compagnie a été irréprochable malgré un retard d’une heure du vol pour Dubaï. Les compagnies aériennes sont réellement importantes actuellement pour la représentation de l’image d’un pays. Et la compagnie de Dubaï a défendu une image de marque, de perfectionnisme, et de gigantisme qui représentent si bien le pays.

L’image de marque tout d’abord, avec un accueil excellent et des hôtesses dont le look alliait modernité et tradition arabe, avec un très léger et élégant voile sur le côté du visage, la perfection pour la prestation, les télévisions individuelles proposant un très large choix de programmes en de très nombreuses langues.

Le gigantisme, avec un premier voyage en A380 d’Airbus, puis en Boeing 777, qui en termes de taille n’a pas grand-chose à envier au premier. Bon, le petit problème avec ces deux énormes appareils, c’est qu’obligatoirement, les embarquements sont interminables tant les passagers sont nombreux. Mais après, en vols, ce sont de gros pépères tranquilles, doux, sans aucune turbulence ressentie et avec des atterrissages parfaits.

Me voilà à Dubaï. J’y atterrie à 1h du matin heure locale. Et j’ai découvert un aéroport construit dans la démesure lui aussi. Tout en longueur et en marbre, l’aéroport de Dubaï est bondé de magasins Duty Free où les gens se bousculent pour faire leurs achats. A chaque extrémité de ce lombrique étincelant, deux salles immenses avec de la végétation et de l’eau.

Ce n’est que de loin que je pourrai apercevoir la baie de Dubaï lors du décollage de mon second avion. Mais je pense que cette ville doit être très intéressante à observer, peut-être pour se poser la question du sens de son développement.

Après avoir discuté dans le hall avec un Indonésien de retour de Moscou (il semblerait que les russes comptent lancer un satellite d’Indonésie), je m’assois dans mon énorme Boeing. Le couple à côté duquel je suis est charmant, nous causons un peu, mais je sombre rapidement. Ma journée aura en effet été un 24h non stop, et je me sens lessivée et puante.

Nous volons, volons, volons encore… La traversée est plus longue que ce que je pensais. Il nous avait fallu 6h pour aller à Dubaï, cette fois ci, nous mettons 8h, pendant lesquelles je dors le plus souvent, pour atteindre Jakarta. Et puis l’avion colossal commence à perdre de l’altitude, on perce la chape laiteuse des nuages, et on aperçoit la mer en dessous. Et des îles, de très nombreuses îles, parfois des trainées de pollution laissées par les bateaux à quelques encablures à peine des gardes côte. Et de nombreuses structures parsemant l’eau au fur et à mesure que l’on s’approche de la ville. Des pièges à poisson m’explique-t-on.

Nous atterrissons en douceur, comme une grosse plume d’acier, sur le tarmac sombre de Jakarta. Il y a du vent dehors, les nuages sont menaçants. Saison sèche qu’on m’avait dit… Et oui, c’est cela les tropiques, on se fait accueillir par un grosse rincée. Dans la gare, je passe rapidement les douanes, je retire de l’argent au distributeur HSBC, et puis un petit gars des bagages me fait venir ma valise plus vite grâce à mon numéro: en échange il me demande des cigarettes ou de l’argent, mais voilà, je ne fume pas et je n’ai que de grosses coupures sur moi. Je m’excuse donc et part avec ma valise trouver un taxi.

15euro pour 40min de taxi afin de m’amener à Cideng Barat. Le conducteur ne comprend pas pourquoi je ne parle pas Indonésien. Ecoutes coco, je veux bien faire des efforts, mais je peux pas l’inventer l’indonésien. Les mots du jour: Hari hari hujan, attention pluie. Car à ce moment là, la pluie se met à tomber à grand renfort de fracas fort cinématographiques. Petite joueuse la pluie, je connais déjà, j’ai expérimenté les typhons taïwanais.

Et puis là tout va vite: mon téléphone ne marche pas, je ne peux pas joindre le KOS, après plusieurs essais nous parvenons à avoir des indications supplémentaires pour nous y rendre.
Et nous commençons à entrer dans la ville. Tentaculaire, grise, pluvieuse, labyrinthique. Les grandes routes trop fréquentées sont coupées par de petites impasses, les scooters rugissants envahissent à qui mieux mieux la route sans aucun ordre. Autour, des bidonvilles, des maisons faites de bric et de broc, sans doute en zone inondable. Un tremblement et la ville s’effondre, comme un fétu de paille. Du moins, cette partie de la ville. Nous roulons encore et atteignions l’impasse du KOS. Je sors, sous la pluie chaude battante. Il fait 32°C dehors, et les nuages sont si sombres qu’on se croirait en pleine nuit. Par conséquent, il va falloir que je m’habitue à ces horaires d’hiver: à 18h, il fait noir, j’ai plutôt intérêt à me lever tôt pour profiter des températures et du soleil matinaux.

Et un autre truc: faut vraiment que je baragouine de l’Indonésien, parce que là, au KOS, c’est la misère.  La boss n’est pas là, pas moyen pour moi de mettre la main sur un téléphone ou sur une connexion internet.

Edit du lendemain avec internet: ma chambre et mon quartier

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2 réflexions sur “Welcome to Jakarta!

  1. Voisiiinnnneeeeee, je suis contente que tu es fais un bon voyage !!! Malgré les longueurs et la fatigue et tout et tout !!!!
    Ta chambre a l’air cute et ton quartier idem !
    En tout cas j’espère avoir des new rapidement 🙂
    Et dissssssssss il est quelle heure ? Enfin combien de décalage horaire ?

    Bisous ❤

    • Il y a 7h de décalage horaire, donc en gros, quand il est midi chez vous il est 19h chez moi :). C’est pas très pratique pour tchater XD.

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