Today!

Bonjour tout le monde!

J’espère que vous vous portez bien, c’est sous un pluie battante que je vous écris ce petit message. Aujourd’hui, je ne pourrai vraisemblablement pas mettre à jour le blog, à moins que le concert auquel j’assiste ce soir ne soit assez court pour que je ne rentre pas trop tard. Avant cela, je dois aller m’acheter un abonnement téléphonique. Le truc super, c’est que je n’ai pas besoin de compte en banque pour en avoir un, et ça, ça m’enlève une épine du pied. Enfin, quand j’aurais un chèque en temps que stagiaire, je pense qu’il faudra que je m’y colle.

Bise à tous et bonne journée, je m’en vais affronter l’Indonésien et la pluie!

Mes amis, quelle journée!

Il est bientôt 1h du matin pour moi, et je viens presque de rentrer chez moi, quelques mails à envoyer, et je pars au dodo. Mais avant, il faut que je vous raconte ma journée.

D’abord, je me suis levée fort tôt pour choisir ma tenue de la journée: il fallait que ça passe pour aller au travail mais ce soit assez bien pour fêter l’anniversaire de la boîte. Après de longues tergiversations avec moi même, j’opte pour une robe de soie noire, sans décolleté aucun, et comme elle est un peu courte (au dessus du genoux), je décide de la porter en tunique avec un pantalon noir en lin dessous. Et la veste de tailleur, chaussures à talon. Une fois prête, je m’en vais. La journée commence alors de façon fort animalière.

Le fouineur

Ah, et rappelez moi de devenir végétarienne un de ces quatre (au moins, la viande est fraîche…)

Je rejoins Ivor devant le 7/11 (petit supermarché huppé) et nous voguons vers le travail. Mais voilà, aujourd’hui, j’ai l’impression que quelque chose a changé chez Ivor… Après réflexion, il a une chemise qui n’est pas blanche mais faite d’un tissu étrange. Nous arrivons au travail malgré les bouchons, et … le garçon qui s’occupe de la propreté du bureau possède également une chemise de ce type. Vite, je me rends compte qu’aujourd’hui, tout le monde au bureau est habillé différemment. Je pense tout de suite au tissus nommé batik, qui est un tissu traditionnel. Des fois, au lieu de passer pour une inculte débile, je préfère demander à mon meilleur ami Google des informations précieuses: ainsi je tape « Batik + friday ». Et Google étant vraiment mon meilleur ami, j’apprends que le batik, depuis qu’il a été déclaré comme faisant partie du patrimoine de l’humanité par l’UNESCO en 2009, est largement porté dans les administrations et les entreprises le vendredi. Et bien voilà!

La journée commence avec une intervention de Puput, stagiaire, sur le droit humanitaire dans le conflit Israélo Palestinien. Moi, personnellement, ça me brancherait bien de faire une présentation aussi, alors je la joue un peu rentre dedans: je me propose pour faire une présentation la semaine prochaine sur la sécurisation des contrats immobiliers en France. Je choisis ce sujet car j’y connais rien, et cela commence à me poser problème. En effet, ce matin, j’ai commencé à rédiger mon rapport de stage, et quelle misère ce fut lorsque j’ai du traduire les termes anglais vers le français dans le domaine de la finance et du droit immobilier! Donc il faut absolument que je connaisse un minimum mon propre droit avant de me lancer dans le droit Indonésien: je me donne une semaine pour posséder des bases correctes sur les rédactions d’avant-contrat et sur la sécurisation des contrats, cela me permettra d’avoir des points de comparaison. De la même manière, je commence à rédiger la présentation de M.Leks et de l’activité du cabinet. Quel parcours pour son âge! Je vous passe le détail, mais entrée directe chez le partenaire local de Backer&McKenzie + senior partner dans la plus grande entreprise de promoteur immobilier + je monte ma boîte à 27 ans et les nombreuses références de mes clients et collaborateurs me représentent comme un génie. C’est con, mais moi, quand j’ai des gens brillants autour de moi, ça me donne envie de me donner à fond pour leur prouver que je peux y arriver. Donc tant mieux, je suis bien tombée.

Ivor m’a également posé sur le bureau des numéros en anglais de la revue TEMPO. C’est le magazine qui a lutté ouvertement contre Suharto alors qu’il était à la tête de l’État et détournait des sommes colossales d’argent. Dans le dernier numéro, une très bonne explication d’une controverse sur la corruption de juge de la Cours Constitutionnelle. Enfin un pays où les médias (ou certains) jouent leur rôle de balance des pouvoirs! Le magazine est un régal d’articles tous plus intéressants les uns que les autres.

Le temps passe et nous préparons nos affaires pour aller au restaurants. Nous mangerons donc des sushis au mall Plaza Senayan. Le boss et les garçons (partners) partent en premier, et nous les rejoignons un bon moment après, à cause des embouteillages sur la route. Le repas est un régal, on a rarement fait aussi bon au niveau restaurant Japonais!

Cela me permet de vous présenter toute la jolie team, le repas en partie et le gâteau!

Les pretty women de Leks&Co

Le Cheesecake Myrtille d'anniversaire ^^

Ma plus belle photo de la journée: Ivan et M.Leks en train de souffler la bougie du gâteau

Le restaurant: j'avais pas remarqué, mais les chefs me font coucou ^^

Et puis direction le karaoké pour des heures de folie! Franchement, le karaoké est digne du visuel du film TRON, vous ne trouvez pas?

Karaoké futuriste

Tout le monde aime chanter ici, mais Ivan et le Boss nous plument tous!

Finalement, même si j’ai rarement aussi mal chanté de ma vie, nous repartons contents vers 18h. Ivor me dépose au Plaza Indonesia, où je rencontre ce soir Teddy, à 20h.

Sachez quand même que la principale préoccupation en Indonésie aujourd’hui, c’est:

Et oui, ici, ça fait depuis des semaines qu'on parle tous les jours à la télé de ce moment tant attendu...

Il est maintenant plus d’une heure et demie du matin et je suis toujours en train de rédiger mon billet. Autant vous dire que je vais passer brièvement sur la fin de soirée… Je tenterai peut-être de vous raconter ma soirée extraordinaire avec Teddy, un Indonésien qui vaut le détour à lui tout seul! Quel bol d’air frais! Nous avons parlé de politique, d’art, de photographie, de maquillage… Après des études d’administration publique, il est devenu photographe professionnel, il aime la liberté et l’art, il a plein de choses à dire, même à travers une photo studio, et nous nous entendons tellement bien que nous décidons de mettre en place ensemble non pas un, non pas deux, mais bel et bien trois projets communs!! Un par mois, le premier orienté vers un élément de culture Occidentale, le second orienté vers un élément de culture Indonésienne, et le dernier photo beauté.Je ne vous en dis pas plus, vous découvrirez notre travail commun au fur et à mesure de nos avancées!!!  Quelle chance j’ai!!! Parce que Teddy, niveau photo, ça donne ça:

Bref, voilà, je suis rentrée à minuit en taxi et… Ah oui, aussi, Teddy m’a aidé à mettre en marche ceci:

Mon nouveau copain

J’ai donc à présent un téléphone, mais mieux (car sinon, je n’aurais pas pris Blackberry) vous pourrez très vite me joindre par mail de partout, et je pourrai ainsi vous tenir au courant de mes déplacements. Je remercie Loulette pour ce joli cadeau, je crois que c’était le moment ou jamais d’investir et de faire comme un vrai Indonésien: ici, de l’humble au richissime, seule la gamme change, mais la marque reste la même: tout le monde carbure au Blackberry et celui ci devrait me suivre pendant un bon moment!!

Sea Food avec Ivor et ses soeurs

Bonjour tout le monde!

Bon alors, aujourd’hui a été une grosse journée, j’ai rejoins Ivor ce matin vers 7h30, on était à 8h15 au boulot. J’ai pris une heure pour commencer la rédaction de mon rapport de stage, et le boss n’était pas là car il avait de grosses réunions dans la journée.

Je ne vais pas trop m’appesantir sur la journée, mais j’ai fait quelques choses intéressantes: je me suis plongée dans les contrats bilingues concernant l’acquisition de terrain sur l’île de Lombok (bon plan ça d’ailleurs vu la beauté de l’île), puis Jerry m’a renvoyé des corrections pour que je termine mes reviews des agreements régissant les relations entre les entreprises franchisées de courtage financier, les acheteurs et les vendeurs de parts de société. Bon, comme ça, ça sonne barbare, mais une fois qu’on a la tête dedans, on s’en sort. J’espère vraiment avoir fait un boulot correct, maintenant, je commence à comprendre de mieux en mieux ce que l’on attend de moi. L’anglais technique, c’est cependant un brin barbare.

Ivor and Helen having their lunch at the Kantor

Du coup cependant, j’ai fait mes trois repas au bureau, petit déjeuner, déjeuner et diner, à commander des petits plats du petit restaurant d’à côté. Bienvenue en Asie.

Les Kwetiau Goreng Ayam

Du moins, à 18h, j’avais terminé mon travail, j’ai donc attendu sagement qu’Ivor ait fini de son côté et nous partons vers 19h du boulot.

« Hey, je vais manger avec mes soeurs, tu veux venir?

-Heu, c’est à dire que j’ai déjà mangé (Et, euh, tu m’avais pas dit que tu étais fils unique?)

– Ca fait rien tu mangeras une deuxième fois. »

En moi même, je me suis demandée si je ne devenais pas un brin Hobbit, à tourner à 4 repas par jours. C’est dans le sud de Jakarta que nous nous rendons donc. Au menu du jour, des fruits de mer. En tout cas, je suis ravie par la proposition d’Ivor même si cette histoire de sœurs me perturbe un brin . J’ai vraiment eu une semaine de fou, en 4 jours, j’ai fait plus de 35h de boulot, donc je suis un brin las de ne pas pouvoir sortir découvrir la ville.

Nous  cheminons donc vers le sud… C’est là que se trouve vraiment le cœur de la ville actuellement. L’impression est étrange, il y a d’immenses et magnifiques bâtiments qui culminent un peu partout, et au milieu, des îlots de maisons assez basses, plutôt cossues. Ivor me montre son Université: « C’est ici que M.Leks, Ivan et moi avons étudié le droit ».Il me montre aussi là où il habitait quand il vivait en temps qu’étudiant dans un KOS. Et un peu plus loin: « Regardes cet hôpital, il est spécialisé dans le traitement des cancer (Kanker rumah), c’est un de nos clients, et ce mall là, c’est aussi un client ».

Il m’a ainsi montré 5 ou 6 bâtiments dont les promoteurs sont des clients du cabinet. Alors je me lance:

 » Vos bâtiments sont magnifiques! C’est fou: vu les projets titanesques que vous avez, vous n’avez pas encore de métro… »

 » C’est vrai… mais franchement, qui est-ce que ça intéresserait, de construire un métro? »

Et je crois que tout est dit. Je me pose la question de l’expertise technique bien sûr, mais je me demande si les entreprises qui peuplent un territoire ne le façonnent pas à leur manière. En tout cas, on est encore loin de l’idée de développer un métro ici, mais on peut peut-être espérer voir les Transjakarta mieux desservir la ville.

Nous voilà arrivés au Mall, où nous devons retrouver les trois sœurs d’Ivor. La plus jeune ne nous rejoindra cependant pas, elle est très prise « car elle travaille dans les banques ».

Les deux sœurs d’Ivor sont absolument adorables. L’une d’elle vient d’acheter son objectif macro pour Canon, elle s’en donne donc à cœur joie pendant le repas, je discute avec l’autre, utilise mes rudiments d’Indonésien. Tous parlent correctement anglais. Ce n’est pas une famille comme les autres je crois. J’apprends que la sœur ainée travaille dans le management de la recherche scientifique, elle est amenée à rencontrer beaucoup d’étrangers. Quand je leur parle de mon amour des fruits tropicaux, ils m’expliquent alors que dans les jardins de leurs maisons, il y a des arbres à jambu air, des manguiers, des arbres donnant des goyaves… Ai-je souligné que Monsieur travaille pour la plus grande compagnie pétrolière du pays et maman possède des plantations pour produire de l’huile de palme? Et dans le jardin, il y avait aussi des serpents, des oiseaux. Un jour, leur père avait apprivoisé un hibou, mais un jour, en voulant le nourrir, le hibou s’est envolé.

Le repas arrive, avec son cumi cumi (calamar), du crabe, du poisson, du riz et des légumes. Et avec le repas, la prière habituelle. Quelque chose me saute aux yeux . La sœur ainée d’Ivor le sert toujours en premier et s’occupe de ses plats. Intéressant, c’est peut-être un hasard, peut-être pas.

Ivor et sa soeur

Poisson piment mangue

La sœur ainée d’Ivor me propose alors gentiment un super plan! Elle peut nous avoir un voyage pas trop cher dans les îles aux alentours de Jakarta. La contrepartie: nous aurons une mission de nettoyage sur l’île! Franchement, moi, je dis bingo!!! Cela peut-être une super expérience! Et ce n’est qu’à 3h de Jakarta.

La seconde soeur d'Ivor et son futur mari

En tout cas, ce fut un joli repas passé en leur compagnie, et ça m’a fait du bien de me changer un peu d’air. Demain, la journée sera moins lourde, nous sommes sensés partir du boulot vers 17h, et au milieu, nous fêtons le 2e anniversaire du cabinet avec un bon repas de sushis et un karaoké! Journée relâche, je ferai attention à ne pas trop mal m’habiller! Le soir, j’ai prévu de rencontrer un copain photographe, j’ai  hâte de faire sa connaissance!

Pour l’autorité suprême qu’est ma maman: je ne tousse plus, je me mouche un peu, ma peau est super (merci les petits produits coréens que je me suis acheté), et je n’ai pas de problèmes gastriques quelconques (merci je me lave les mains 15 fois par jour et je ne mange pas de crudités) ! Pour les autres, ça vous fait une belle jambe :D.

Working Girl, photo du bureau

Bonjour tout le monde,

Bon alors ce soir ça va être du condensé: je me suis levée à 6h30, je suis arrivée par Ojek au boulot à 8h, donc bien trop tôt, et je suis partie du boulot à 9h15. Autant vous dire que là, j’ai qu’une seule envie: dormir :).
Mais comme une autorité supérieure dont le tairai le nom me met la pression pour avoir des photos du boulot… Here they are.

On the road to Kembangan Selatan

On the road...

Mon immeuble, WISMA RMK

Le petit vendeur du petit café du matin

Leks & Co, my law firm!

Les bureaux et le détail de l'Arc de Triomphe!

Ce matin, ça a été très calme, j’ai vu surtout l’investissement étranger et les limited liabilities companies (sociétés à responsabilité limitée) qui sont plus ou moins la forme la plus courante de société ici et en particulier pour les investisseurs étrangers.

Mais voilà, à 13h, j’avais un rendez-vous avec un client Indien et le boss. J’ai énormément appris sur les cabinets d’avocat en Inde et en Indonésie. Le client venait représenter une firme pour faire de l’import de charbon. Mais en bonne gossip girl que je suis, j’ai surtout appris que mon patron a 29 ans et qu’il porte un gros rubis à la main gauche. Bon, accessoirement, il est beau, il est patron de sa propre law firm et… il est totalement marié. Donc non mes amis, aucun mariage à l’horizon XD. Mais en tout cas, la rencontre m’a permis de mieux comprendre et le fonctionnement des law firms en Indonésie, mais également celui des cabinets Indiens. Vous saviez qu’en Inde, une law firm internationale ne peut pas s’implanter? C’est fou. Et le monsieur Indien me demande ce que je fous là; d’ailleurs mon patron se le demande encore, alors il préfère que je réponde quand on lui pose la question haha.

Anyway, aujourd’hui, je n’ai pas chaumé entre 16 et 21h. Pour le moment, on me donne assez peu de travaux, et ça m’agace de pas avoir grand chose à faire, ça fait que j’envoie des mails à droite à gauche pour mon sujet de mémoire, mais j’ai l’impression de fauter. Donc ce soir, j’ai pu faire la review avec ma collègue principale d’agreements concernant des franchises, c’était assez intéressant de voir comment les firmes peuvent utiliser les contrats pour tenter de se protéger.Sauf que comme on a commencé vers 16h, à 18h, on était loin d’avoir fini. On a commandé à manger au bureau, et hop, nous voilà à rester jusqu’à point d’heure. En plus, Ivor étant parti plaidé à Bogor, je ne sais pas trop comment je vais rentrer.

Jerry and Puput dans la salle dé réunion (qui me sert de bureau)

Yeah!

Mais voilà, ici, les collègues, on passe tellement de temps avec eux que ça devient des amis et de la famille à la fois. C’est vraiment étrange comme sensation à vrai dire. Donc comme une petite famille qui passe ses caprices à la petite dernière, mes collègues m’ont raccompagné chez moi, même si ce n’était pas prévu. Et en rentrant, mail d’Ivor: rendez vous demain à 7h30. Halléluia!
Bon allez tout le monde, il est 23h23, je devrais dormir depuis 23 minutes déjà… Haha… C’te blague.

2nd day at work

Allez, vous êtes des grands maintenant, je me permets de ne pas vous mettre de photo, parce que je n’ai pas la place de transporter l’appareil dans la sacoche du PC portable.

Aujourd’hui a été une longue journée et je ne m’appesantirai donc pas en détails, car il est pour moi 21h00, je rentre du boulot, et je me suis levée à 6h. Donc malheureusement, je ne peux pas taper, j’ai beaucoup de choses à faire pour demain avant de me coucher comme un enfant de 8 ans à 22h00.

Donc en gros, je suis allée ce matin au boulot avec Ivor, mon collègue cool qui m’amène. Ivor a 27 ans et c’est l’un des partenaires principaux du cabinet. Quand je vous dis que la team est jeune. Aujourd’hui, je passe la matinée à apprendre sur le droit de la propriété locale. J’ai quelques éclaircissements à demander à mon boss là-dessus d’ailleurs. Je suis au bureau depuis 8h, sans rien avoir mangé par faute de temps, et j’avoue que je commence à avoir faim! Pas de souci, déjeuné avec Ivor et Hélène, on parle beaucoup des coutumes locales. Ivor m’explique que le parti Républicain américain a des idées très proches des siennes et des gens Indonésiens. Je ne sais pas si j’aurais du ou non, mais je leur ai expliqué qu’en France, on avait le droit à l’avortement et que notre spectre politique est un tantinet original, notre droite locale correspondant plus dans l’idée aux démocrates américains. A vrai dire, je ne suis pas certaine qu’ils aient compris. Il y a des fossés culturels qu’on comble difficilement, et parler des acquis sociaux français sonne étrangement dans un pays où de nombreux habitants vivent avec moins de 2$ / jour. Retour au boulot, je continue mes lectures mais je commence à sévèrement piquer du nez. Mes collègues me rassurent (ou pas): eux ont pris l’habitude de dormir 6h par nuit ou moins pour pouvoir avoir un minimum de vie sociale. Oui, mais moi monsieur madame, je dors 9h par nuit! Obligatoirement c’est embêtant.

En fin d’après midi, je commence à en avoir un peu marre de potasser mes bouquins, j’avoue. Mais Jerry vient me donner du boulot, et là franchement, je dois la remercier car ça m’a donné un coup de peps. J’ai du faire la relecture d’agreements (accords) commandés par un client spécialisé dans le courtage financier. En effet, le client met en place des accords pour règlementer ses relations avec les firmes avec lesquelles il contracte. Je dois m’imprégner du texte, vérifier s’il n’y a pas une faute logique qui me saute aux yeux, réviser la grammaire et le vocabulaire si celui-ci me parait inadéquat. Je n’ai jamais autant appris de vocabulaire en français et en anglais! Des fois, je traduits des termes anglais, mais je ne connais pas la définition française alors je me potasse des pages web de droit des successions, de droit de la propriété… C’est d’ailleurs dommage que je n’ai pas de meilleures connaissances, car ça serait sympa de pouvoir faire des parallèles avec le droit français. Je fais donc la review de deux des trois documents et remballe mes affaires à 18h. Ivor me dit qu’on partira plus tard, il a du travail. Je commence donc mon compte rendu de stage, du moins, je rédige un plan. C’est fou ce qu’ils peuvent bosser quand même.

Avant de partir, je vérifie avec le boss le déroulement de ma journée de demain: je termine la review des agreements, j’espère avoir le temps de voir avec Jerry ce qui ne va pas, je potasse mes bouquins de droit Indonésien, j’espère demain pouvoir faire le chapitre sur l’investissement étranger, et surtout, à 13h, j’assiste le boss dans une réunion avec les clients indiens qui viennent le voir. Et cela, c’est cool, ça va mettre du soleil dans ma journée!

Et puis finalement, nous repartons avec Ivor. Sauf que voilà, à Jakarta, passé 18h, le risque de se prendre un gros orage à ne plus voir la route est réel. Nous nous arrêtons donc sous un pluie battante, Ivor en profite pour me faire découvrir un warko, pour warung kopi, un endroit où l’on peut boire un coup. Les Indonésiens qui vivent là sont tellement contents d’avoir la visite d’une Européenne! J’ai le droit à une très très longue séance photo avec tous les membres de la famille un par un. Ivor s’excuse. Il n’y a pas de quoi, je préfère être ici plutôt que dans un pub bondé d’étrangers. Et puis nous reprenons la route, mais il est déjà 19h30, nous arrivons prêt de chez moi avec une sacrée fringale… Alors autant finir au KFC. C’est ma toute première fois au KFC, mais franchement, ça vaut toujours le coup d’aller une fois pour voir dans les pays asiatiques ce que donnent les grosses chaines de restauration rapide. Ici, le poulet est servi… avec une grosse boule de riz.

J’en profite pour mieux connaître Ivor. Il est l’enfant unique d’une famille installée dans une région assez proche de Singapour et de la Malaisie. Je lui demande si c’est commun, d’être enfant unique. Il me répond que dans sa culture, chez les Batak, c’est assez normal, qu’il est ainsi seul héritier de ses parents. Ces derniers voulaient faire de lui un businessman, mais c’est le droit qui l’intéresse, et il veut avoir assez d’argent pour aider les gens de sa région, qui n’ont pas les moyens de faire des études. Chez lui, il y a beaucoup de jungle; petit, il allait donc pêcher et chasser le cochon avec son père. Un jour, accidentellement, ils ont tué un tigre. Écouter Ivor parler, ça me transporte dans un autre lieu, dans un autre monde et dans un autre temps. Ceci dit, le repas prend fin avec le coup de fil de Fendy: Ivor ne sera pas au boulot demain: « Je plaide à Bogor ». Et ouais, c’est ça d’être avocat. Et Fendy doit lui donner des documents. En attendant, ça fait que je vais devoir me débrouiller pour aller au boulot comme une grande…

Ah, et vendredi, la boîte fête son anniversaire… tout le monde est convié à un festin et au karaoké! 21h38… Zut! Me reste pas grand temps avant d’aller me coucher!

Premier jour de stage, où comment passer de la déconfiture au contentement

Bonjour bonjour,

Comme je n’avais pas mon appareil photo aujourd’hui, j’agrémenterai ce post de photos qui n’ont rien à voir et que j’ai jamais pu caler nulle part :). C’est un nouveau concept.

Doooonc, roulement de tambour, aujourd’hui, je me lève à 6h pour aller au boulot, après une nuit sans trop avoir dormi. En effet, je suis stressée par le fait de ne pas avoir de réveil matin avec moi, cela fait que je me réveille toute les heures environ. Enfin, 6h, je me lève, je prends une heure pour me préparer, vérifier mon adresse, et zouh, me voilà dans le taxi.

Normalement, en taxi, on avait estimé qu’il faudrait 20minutes, et si c’est le cas, je serai sacrément en avance, mais avec la circulation à Jakarta, on est jamais trop prudent. Me voilà donc dans le taxi. Sauf qu’ici, les taxis n’ont pas de communication avec les autres taxis, et ils ont encore moins un GPS. Et voilà, vous vous en doutez, la vérité, c’est que 50 minutes de route plus loin, j’étais toujours dans le taxi, et fulminante je peux vous l’assurer. Était-ce moi ou lui? En tout cas, je ne pouvais pas me permettre de dépenser 10E de transport par jour!!

Au bout du compte, je suis quand même arrivée au boulot, et cela avec une demie heure d’avance. Mais bon, heureusement que j’étais pas pressée! Je vous le dis, je suis arrivée par très très contente. Le bâtiment du bureau est très beau, la classe. Après, je monte au 3e étage, suite 304… Et là c’est moins classe. Il n’y a personne au bureau semble-t-il. Alors je vais attendre dans un endroit où je peux me poser. Une jeune femme sort de l’ascenseur: « Stéphanie? » Ahhh, Helen vient d’arriver! Elle m’amène au bureau et m’installe dans la salle de réunion. Le bureau est tout petit, une petite salle de réunion, une petite salle principale, un petit bureau et un petit bureau un petit peu moins petit pour le boss. Tout le monde arrive au fur et à mesure, et je peux voir que les juristes de ce cabinet sont plutôt jeunes. Enfin, M.Leks, mon boss, arrive. Grand, beau, jeune, je lui donne moins de 40 ans.

« Stéphanie, j’espère que tu ne nous en voudras pas trop si nous menons la réunion en Bahasa »

Euh… Bah euh c’est à dire que je n’ai pas dormi, que je me suis galéré à venir, et qu’en plus je vais rien capter? Heureusement, la réunion n’est pas longue. Mais voilà, maintenant, je me retrouve à ne rien faire au bureau… Il y a quelques textes législatifs à traduire, enfin, il faut faire une relecture. Mais voilà, comme je n’ai pas les originaux, je ne fais que de la correction de grammaire de base selon ce que je comprends de l’anglais parfois un peu claudiquant de mes collègues. Bref, ma vie jusqu’à 12H n’est pas chouette, d’autant que mes collègues me font remarquer que ça serait mieux pour moi de déménager… Mais voilà, aussi bête que cela puisse paraître, quand vous arrivez quelque part, que vous n’avez personne, et bien vous vous construisez des repères, et en l’occurrence, je ne me vois pas du tout partir du KOS où les gens sont accueillants et qui est située tout près du centre ville pour aller m’enterrer dans Kembangan Selatan, un quartier aussi glamour que Franfouet (François, si tu nous lis…).

Bref, l’heure de la pause sonne, et j’ai déjà eu le temps d’envoyer des mails de désespoir un peu tout autour de moi, envisageant même la possibilité de trouver dans l’urgence un autre lieu de stage.

Mais voilà, entre temps, il y a la pause du repas. Il y a le jeune et dynamique M.Leks, qui me pose plein de questions sur la France, sur Nicolas Sarkozy, sur la fréquentation des églises… Il y a Helen, 23 ans, drôle et pleine de vie. Elle n’arrête pas d’envoyer des pics à Jerry, une petite trentaine, partner. Et puis il y a les autres filles, et la petite stagiaire Puput. Nous mangeons un super canard Indonésien dans un restaurant juste à côté, avec du tofu, des abats, des légumes, des galettes de mais, de la pastèque. « Stéphanie, t’es au régime? Tu ne manges rien, je croyais pourtant que les rations en Europe, c’était du costaud! ». Bah Stéphanie fait ce qu’elle peut hein ^^. J’ai pris de tous les plats quand même!

Je ne sais pas pourquoi, mais quand je reviens, je vais mieux. Je m’assois donc tranquillement, et j’attends que M.Leks ait un moment à m’accorder pour que l’on parle de ce que je vais faire pendant mon stage.
 » Bon, dans un premier temps, je voudrais que tu fasses des relectures des articles que nous mettons en ligne et que nous adressons à nos clients ». Je lui dis alors que j’aimerais être impliquée dans un projet, je lui demande si ils travaillent bien en Anglais, quel est la part de résolution de litige et de conseil, s’ils ont des clients étrangers…

Leks & Co est un petit cabinet, mais ils ont beaucoup de travail, il y a 50% de résolution de litiges et 50% d’activité conseil. Dans ces 50% de conseil, 50% est en anglais pour des entreprises étrangères. Ouf, je suis sauve, j’ai vraiment eu peur, je me voyais déjà happée par le Bahasa à ne rien comprendre. Pour mon activité, il me faut un projet. Et bien très bien, il faudra que j’apprenne à travailler en anglais technique sur des avants projets de contrat avec les clients. Pour ce faire, M.Leks me laisse du temps pour l’immerger dans les ouvrages en anglais (et tous à jour) du bureau. Pendant ce temps, je devrais m’entraîner à faire les relectures des articles pour m’habituer au vocabulaire, à la manière de présenter les articles. Je passe le reste de l’après-midi la tête dans les livres, et j’ai hâte de me faire des fiches, car la simple lecture de ces bouquins forts bien fait va me donner un aperçu global du droit Indonésien, comme chaque chapitre est dédié à domaine du droit.

Oui, mais voilà, plein de questions restent en suspend. Quelles sont les sources du droit? Et comment sont organisées les Courts? Pourquoi y a t-il autant de choses qui s’appuient sur des décrets. Je demande à Hélène de m’expliquer. Malgré le fait que nous soyons dans une petite structure, l’ambiance est détendue, et tout le monde prend le temps de m’accorder du temps, de répondre à toutes mes questions. Par exemple, maintenant, je connais la hiérarchies des normes indonésiennes, et je sais comment s’agencent les Courts. Je me plonge surtout dans le droit de la propriété, car c’est le vocabulaire que je devrais maîtriser sur le bout des doigts. Saviez vous que la double nationalité Indonésienne n’est pas possible? Lors d’un mariage, chacun doit choisir sa nationalité, et l’Indonésien qui choisirait la nationalité de son partenaire se verrait retirer son « right to own »: en définitive, il n’aurait plus le droit le posséder un terrain. Le « Right to own » n’est possible que pour les Indonésiens. Une entreprise étrangère ne peut qu’utiliser des locaux, elle n’a pas le droit de les posséder. Le droit du travail semble également très intéressant, comme de nombreuses mesures visent à assurer le transfert de savoir: une entreprise étrangère, si elle recrute du personnel étranger, doit pour certain postes doubler le poste et y mettre un Indonésien.

Je trouve même les références du lawyer qui a écrit le livre, et je lui adresse un email pour savoir s’il serait en mesure de m’aider à trouver un sujet de mémoire, même si j’ai déjà une vague idée de ce que je peux faire.

Un instant intéressant de la journée, ce soir: mon collègue me dit: « Cela ne fait que depuis un an que je travaille chez Leks & Co, et si j’ai choisi de venir ici, ce n’est pas par hasard: ici, on traite de gros dossiers, on a toujours des boulots intéressants et stimulants, nous avons des clients importants. Un jour, j’ai appelé M.Leks pour savoir si je pouvais travailler avec lui, il m’a dit de venir directement, et depuis, je suis là. Mais dès septembre, nous déménageons et nous installons les locaux de l’entreprise dans le Sud, là où tous les grands cabinets sont localisés. »

Leks & Co a été élu meilleur cabinet en droit immobilier et propriété foncière en cette année 2011, et j’ai l’impression que tout le monde veut que cela se passe bien pour moi, chose qui est réconfortante.

Ah, et en bonus: mon collègue m’a raccompagnée chez moi comme il habite sur la route, et il vient me récupérer demain. Il semble que même mes problèmes de transport trouvent (temporairement) une solution.

Pour Sandrine, je sais pas si c'est cette robe dont tu voulais le détail

Nyumuk 10 - 0 Stéphanie

J’ai testé pour vous le Fish Massage [Mall Senayan]

Demain, c’est mon premier jour! Pour l’occasion, je me lève à 6h30, et je me prends une grosse heure pour y aller, parce que même si c’est sensé ne pas être loin, je me méfie vraiment du trafic routier en ce retour de week-end prolongé, et en plus, à 9h00, c’est réunion avec tous les juristes. Donc mieux vaut ne pas être en retard.

Ce dimanche, je devais retrouver Océane pour aller m’acheter une carte SIM, mais elle était malade, et moi j’ai eu la flemme (et oui ça arrive) alors j’ai tenté une escapade en Transjakarta après m’être sustentée dans mon restaurant préféré. Bon, j’ai cru mourir en mangeant mon plat tant c’était épicé, et surtout, SURTOUT: ne jamais boire, non non non jamais! Parce que vous mourrez une première fois, vous buvez et là, vous mourrez une seconde fois.

Jakarta a dernièrement développé un bus, le Transjakarta. C’est 3500 roupies le trajet, quelque soit la destination (chose plus équitable comme les gens qui habitent le plus loin du centre ne sont peut-être pas les plus riches). Mais voilà le souci, pour le moment, j’ai été fort incapable de trouver une carte des trajets effectués par ces bus. Ce qui fait que ce moyen de transport est à recommander est son très faible coût et surtout, le fait que des couloirs spéciaux ont été aménagés uniquement pour ces bus. Ainsi, ils évitent largement les bouchons permanents qui paralysent la ville. Souvent, je me demande quelle seraient la meilleure amélioration à apporter au réseau. Sans doute Jakarta a adopté la meilleure solution avec ces bus, reste plus qu’à densifier le réseau, mais au vu des routes, créer des voies spécialement dédiées aux bus n’est pas possible de partout. Au niveau du coût pour comparer un peu les choses, le minimum que l’on paye avec un taxi Blue Bird (THE super compagnie très sûre), c’est 6000 roupies, et pour des petits trajets on tourne plutôt autour de 15 000 roupies. Bref, tout ça pour vous dire aussi que je vais essayer de voir si je peux prendre le bus pour aller au boulot, mais il n’y a pas de couloir de bus devant chez moi, c’est pas pratique.

Bref, comme à chaque nouveau jour son nouveau mall, je décide d’aller à Plaza Senayan, qui se trouve plus loin que les autres endroits que j’ai pu voir. Vous allez vous dire, mais dis donc, pourquoi navigue-t-elle de mall en mall, d’autant qu’elle ne supporte pas la climatisation? Et bien c’est simple: en ce moment, je n’ai pas grand-chose à faire: j’ai terminé de lire tout le blog de ma boîte donc je connais déjà toutes les nouveautés législatives en termes d’investissement, de sanctions pénales pour blanchiment d’argent, en ce qui concerne la hausse du salaire minimum dans la province de Jakarta, tout ce qui concerne les condominiums. Bref, j’ai lu tout le blog. Je fais de l’Indonésien, mais je ne peux pas en faire toute la journée. J’ai fini de lire mes magazines et si j’en lis deux par jours ça va vite me faire cher. BREF: je vais au mall manger une glace, ça m’occupe, et puis je trouve toujours des trucs marrants à faire.

Donc Plaza Senayan n’est pas un mall particulièrement plus intéressant que les autres, si ce n’est… que c’est le week end organisé par les grands magazines féminins pour mettre à l’honneur ces dames. C’est donc dans un joyeux vacarme que je sillonne le food court. Je me prends un yogourt glacé, qui coûte un peu trop cher mais qui est bien bon:

Et je le mange à une petite terrasse. Mais voilà, je suis observatrice, et je vois une petite porte sur la terrasse, sur laquelle est écrit: fish massage. Mes yeux commencent à briller, j’avais vu cela à Londres, mais je n’ai jamais essayé. En plus, ça tombe bien, le magasin fête son anniversaire et fait des super réductions: 4E les 20 minutes. Bah allez, bingo. J’entre dans l’institut, on me propose une super formule fish massage + massage manuel des pieds. Bon, je ne suis pas non plus blindée d’argent, donc non, je ne mettrai pas 8E pour 45 min de massage… snif… On met mes affaire dans un casier, on me fourni des tongs. Un monsieur charmant me lave les pieds et on m’installe sur le bord d’un bassin. Là dedans, les poissons sont nombreux, mais pas trop. Il suffit de plonger ses pieds et tous les poissons viennent s’accumuler sur la peau. La sensation est agréable, on a l’impression que de très nombreuses bulles d’air glissent sur la peau, on a vraiment un massage tout en douceur. Sacrés poissons! Vingt minutes plus tard, je repars, et j’ai vraiment l’impression que mes pieds son reposés, le contact du sol est différent, comme si la peau avait été stimulée. Bref, j’ai bien aimé mon fish massage et je trouve ça marrant.

MAIS MIEUX QUE LA PHOTO, la vidéo! Oui, enfin, ne prenez pas trop goût à cela, car il m’aura fallu plus d’une heure pour l’uploader, donc autant vous dire que ça sera pas pour tous les jours les vidéos! Spéciale dédicace à Loulette cependant, car elle aurait beaucoup aimé cette activité :D.

Après cela, je suis allée là où il semblait y avoir de la musique, et un groupe avait été invité pour le week-end Women 2011. Devant lui, un parterre de jeunes femmes et étudiantes. Je suis de suite attirée par le stand de maquillage où officie toute une équipe. C’est drôle, le maquillage sur asiatiques est un peu différent, et je trouve que les produits utilisés sont un peu épais, avec beaucoup de blush et des faux cils qu’en France, on ne porterait pas en journée. Mais ici, le produit est beaucoup plus utilisé que dans notre cher hexagone.

Ainsi, des marques font leur promotion pour ces puissantes consommatrices que sont les femmes aisées de Jakarta, des défilés de mode sont organisés en plus des concerts.

Enfin, je reprends le chemin du Transjakarta et je rentre au KOS. Il faut que je sois propre comme un sous neuf pour demain, et que je prenne un peu de temps pour faire de l’indonésien. Aujourd’hui, j’ai appris à parler du soleil: « matahari ». Sachant que « hari » signifie jour. Mais je manque cruellement d’adjectif comme j’ai orienté tout mon début d’apprentissage sur les verbes.