J’ai testé pour vous… 7h de train pour Yogjakarta

Coucou tout le monde (et dieu seul sait ho combien ce blog attire les foules). 

Comme vous n’êtes pas sans le savoir, je recherche actuellement un nouvel emploi en Indonésie, ce qui n’est pas facile. Je ferai d’ailleurs à cet effet un petit topo concernant « Comment trouver un boulot dans ce charmant pays » pour tous les petits malins que vous êtes, qui en avez marre de la grisaille. 

Donc dernièrement, j’ai été appelée par une entreprise originalement française, pour rencontrer le manager dans la ville de Yogjakarta, centre de la culture Javanaise. Le manque de chance, c’est qe je souhaitais vraiment me présenter car c’est le meilleur moyen de tisser un lien réel avec les équipes et de faire valoir une candidature. Mais que l’on m’a informée de la tenue de l’interview deux jours seulement avant le moment dit. Pas simple, de booker un billet d’avion en particulier. En plus du coût du billet, il faut compter sur les taxes d’aéroport, sur le transport jusqu’à l’aéroport. 
Parfois, on pense donc à une solution alternative, dans mon cas le train. 

Les trains indonésiens sont de nature diverse, mais ils ont tous un caractère commun: ils sont terriblement lents. Comptez 7h de train pour aller à Yogjakarta. Cependant, on m’avait dit que cela valait le coup de le faire une fois dans sa vie car c’est l’un des trains aux paysages les plus somptueux, qui serpente entre les volcans de Java. 

J’ai donc décidé de tenter l’aventure. J’ai eu la chance d’avoir un voisin de train très sympatique. Etudiant à la faculté d’agriculture de Bogor, il est un brillant jeune homme qui souhaite se tourner dans le futur vers l’agribusiness. Il m’explique de nombreux points concernant l’agriculture sur la route, au détour des plantations de Java. Et puis, comme après mon interview demain, je n’ai pas grand chose à faire, il me propose de passer saluer sa famille et d’assister au Siraman, une partie de la cérémonie de mariage à Java. Ce que je m’empresse d’accepter, ce n’est pas tous les jours que j’ai la possibilité d’avoir de nouveaux amis à Yogjakarta!

Alors, après l’expérience, je me dis que le jeu en valait la chandelle, car j’ai pu me faire un nouvel ami dans le train, mais épuisée physiquement et moralement après mes entretiens, j’étais sacrément contente de retourner en 45 minutes à Jakarta par avion. 

D’autant que le billet de train Jakarta Yogja est deux fois moins cher que le billet d’avion, mais l’inverse n’est pas le cas. 

Photos un peu pourries prises de mon téléphone portable. Désolée. 

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Le retour

J’ai dû dernièrement me rendre à l’évidence. Ça m’a pris d’un coup. J’étais accoudée seule, sur plan de la cuisine en émail jauni de la colocation de mes amis Parisiens. Antre un peu moite et pourtant gorgée de belles rencontres, au pied de Montmartre, elle m’a accordé une parenthèse de calme et de serein repos dont j’avais besoin pour continuer à avancer. Après mes explorations pleines du charme des tropiques du Sabah en Malaisie, après la folle épopée qui m’a menée du Shinjuku Tokyoïte au dédale des ruelles anciennes de Kyoto et aux bars alternatifs d’Osaka, j’ai terminé mon périple initiatique à Taïwan. Si j’ai été voyageur solo en Malaisie, mon voyage a été celui d’une personne allant à la rencontre de ses amis redécouverts entre le Japon et Taïwan. J’ai eu le temps de me demander ce que je souhaitais réellement faire, comment je souhaitais me positionner, quel type de personne je pouvais être, quel idéal je souhaitais atteindre tant du point de vue professionnel que personnel. J’ai décidé officiellement, après moultes péripéties, de m’affranchir des obstacles liés à ma culture, à mon éducation, à mes choix passés, pour enfin ne me consacrer qu’au présent et au futur.

On m’a accusée de fuite en avant, de tenter d’échapper à un monstre invisible dont on ne saurait exactement définir les contours. Je crois que ceux qui m’ont pointée du doigt de la sorte n’ont pas réellement compris l’essence du départ. Rester tout en changeant, c’est assumer le fait que le dépassement de soi reste inscrit dans les limites finies de ce que l’on est. Partir, au contraire, c’est tenter de se chercher en dehors de ce cercle préconçu de notre nation, de notre culture, de nos aberrantes certitudes. Prendre le large, c’est se réinventer en permanence, devenir à la fois l’un et le pluriel. Vous allez sans doute me dire qu’être pluriel, c’est se mentir, c’est de ne pas assumer qui l’on est. Qu’au final, c’est une sorte de bouffonnerie dont nous sommes à la fois les tristes acteurs et le morne public. Que l’on ment, somme toute. Si vous veniez à m’empoisonner les tympans de la sorte, je vous répondrais que la frontière entre le mensonge du rôle joué et la réinvention continue et circulaire de ce que nous devons être hors du confortable quotidien n’est effectivement que mince. Mais au final, qu’importent la vérité et le mensonge, car il me semble que le mensonge est comme un clair de lune : il ne tient qu’à l’œil de s’y habituer pour esquisser le contour vrai des choses dans la beauté de l’obscurité.

Entre échappée belle et échappatoire, je suppose qu’il n’y a qu’un pas, rapidement franchi.

Mais revenons à nos moutons. J’ai dû me rendre à l’évidence. Dans un élan d’individualisme excessif teinté d’insouciance et de mépris pour les états d’âme de mon prochain, j’ai choisi de repartir, encore une fois, en Indonésie. Libre de mon choix, je l’ai été, car ce n’est pas par manque de travail en France que j’ai souhaité de nouveau humer les pots d’échappement de la tentaculaire ville de Jakarta. J’ai effectivement été libre de mon choix, et je vous l’avoue, je crois que la liberté de prendre le chemin qui nous convient le mieux relève plutôt des travaux forcés que du paradis terrestre. C’est laisser derrière soi ceux que l’on aime, en totale connaissance de cause. Enfant terrible je fus, et adulte impitoyable je devins. Ce n’est pas en soi un tort : personne ne souhaite être objet de pitié, l’exigence est autrement plus valorisante. Je sacrifie donc, une fois de plus, mon piano et mes poumons, pour quelque chose d’intangible, de surprenant, pour une sensation d’infini dont on se passerait bien difficilement, si demain, mes valises devaient de nouveau se poser à Paris.

Malaisie: Sampoerna

Mon arrivée en Malaisie a été source de quelques soucis d’organisation préalable. Alors que je pensais pouvoir trouver un compagnon sur la route, j’ai finalement dû me débrouiller seule. Dans un pays dans lequel je ne parle normalement pas la langue. Dans une région secouée par les instabilités politiques, au lendemain d’élections qui auraient pu poser problème. Le Sabah est une région magnifique qui a été revendiquée par des groupes extrémistes Philippinos par le passé. Je vais faire de la plongée dans un endroit qui avait fait l’objet d’attaques terroristes il y a environ dix ans, avec pour acteurs principaux le groupe des Abu Sayaaf, qui avait enlevé sur l’île de Sipadan des touristes. Depuis, l’ile n’abrite plus d’hôtel et son accès reste largement restreint. Un plongeur doit donc organiser bien en avance son voyage pour avoir la chance d’obtenir un permis pour Sipadan. Quoiqu’il en soit, j’ai décidé de traîner mes guêtres dans un endroits controversé. Arrivée à l’aéroport de KL, je vais m’adresser à un plongeur pour lui demander par quel moyen il compte effectuer le déplacement Tawau-Sampoerna puis Sampoerna-Mabul. La chance n’est malheureusement pas au rendez-vous : le russe hautain, me prenant pour la plongeuse du dimanche que j’assume entièrement être, ne me sera d’aucune utilité. Arrivée à Tawau, je m’adresse à un autre plongeur. Recruté par un centre de plongée, il ne me propose pas du tout d’aide alors que son centre vient le chercher, ce dont je n’ai plus l’habitude. J’en déduis que je commence à prendre trop de mauvaises habitudes dues à ma vie indonésienne : un asiatique d’Asie du Sud Est aurait pour sûr proposé de l’aide dans cette situation. Puisque c’est ainsi, je me débrouillerai sans vous, les boulets. Dans le pire des cas, un taxi à 90MYR (20E) m’acheminera sans doute vers Sampoerna. En sortant, je vois une pancarte brandie par un local : Scuba Junkie. Je connais ce centre de plongée pour leur avoir demandé si un acheminement était éventuellement envisageable, sachant que j’ai effectué une réservation hors de leur centre. Ils m’avaient répondu par la négative. Je m’adresse directement au chauffeur, qui ne parait pas enthousiaste. Un instructeur me prête main-forte, et je m’aperçois que je comprends bien l’accent malais, bien assez pour pouvoir gentiment proposer un prix de 50MYR pour aller à Sampoerna. De toute évidence, le mini bus du centre est loin d’être rempli. Et… le deuxième mec à qui j’avais demandé de l’aide est également de la partie. Nous sommes donc 4 dans le mini bus, Rigan le chinois de Pékin, Hana la néerlandaise, l’instructeur suédois Daniel et moi-même. Nous discutons pendant une heure, le temps que dure le trajet entre Tawau et Sampoerna. Il semblerait que je puisse demander directement une chambre chew Scuba Junkie pour la nuit avant de prendre un bateau pour Mabul le lendemain matin. Coût : 50MYR le lit en dortoir et 60 MYR la traversée. Je me rends ainsi compte qu’ici, tout est beaucoup plus coûteux qu’en Indonésie. Cependant, le dortoire proposé par Scuba était de très bonne qualité et très propre, j’y retournerai sans doute pour une nuit lors de mon retour à Tawau. La soirée est l’occasion rêvée pour moi de visiter Sampoerna pour trouver de l’argent en liquide. Sampoerna pue à plein nez la bourgade malaise sans charme de bord de mer. Et pourtant, j’adore. Je comprends à moitié le dialecte Malais utilisé ici, et je surprends les gens qui me demandent comment ça se fait, que moi avec mon grand pif, je puisse parler la langue locale. Mes pas me mènent près de la mosquée locale. Je dois à ce point vous faire une confession. Il existe une guerre véritable entre l’Indonésie et la Malaisie, visant à la construction de l’identité de ces deux pays. Ils se sont tout disputés : des îles, le contrôle de Malacca, l’origine du batik, la nourriture… En réalité, tout cela pue l’artifice. Je retrouve en Malaisie un fond commun de culture malaise, avec certes des différences, mais beaucoup en commun également. Mais ce qui est drôle, c’est que les Indonésiens m’ont donné une vision tellement négative de la Malaisie que le pays ne m’attirait guère. Et pourtant, c’est une bien belle découverte que le Sabah. Parenthèse close. Alors que je pensais devoir faire particulièrement attention à moi ici, je n’ai pas eu l’ombre d’une menace planant au-dessus de moi, et je continue à penser que le lieu le plus dangereux dans lequel je sois restée soit le sud de Bali, où je ne me suis pas toujours sentie rassurée. Des pirogues longilignes sont à quai pour faire le plein de denrées de consommation disponibles à Sampoerna. A la nuit tombée, elles repartent bondées d’hommes vers les îles avoisinantes.

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Détox: des vacances sans sucre, sans portable, sans alcool

Depuis quelques temps, j’ai du mal à concevoir le voyage en Indonésie dans des lieux déjà connus. Je vais prendre l’exemple de Bali. Lorsque je mets les pieds à Denpasar, je sais en général déjà qui je vais rencontrer, où je vais loger, où je vais prendre mon déjeuner, mon diner. Chacun de mes pas est connu d’avance, les prix sont déjà largement intégrés et je parle assez couramment la langue pour ne pas être considérée comme une touriste lambda. En réalité, ça fait depuis vraiment longtemps que je n’ai pas voyagé dans un pays dans lequel je ne suis pas en mesure de communiquer avec la population locale. A Bali, mon but est plutôt de découvrir les nouveaux restaurants à la mode, les maisons de thé, de tendre l’oreille dans la rue emplie du son des gamelans. Mais ce que je préfère à Bali, ce sont les odeurs, et j’ai du mal à me penser arrivée à bon port lorsque je reste au sud, sale et sans saveur, plutôt qu’au centre. Les mélanges délicats d’encens et de pétales gorgés de soleil forment un accord subtil que je reconnaitrais parmi cent. Pourtant, mon retour à Bali concorde avec l’organisation de mon voyage, avec un lieu finalement connu et sans surprise. Mais qu’on se le dise, sans surprise n’est pas pour moi un reproche. J’ai choisi de venir dans un lieu connu pour m’occuper de ma paperasse de départ, de mon assurance, de la rédaction de mon mémoire, pour me détacher sans trop de violence de mon quotidien indonésien. Le portable vrombit ainsi toutes les cinq minutes, et à Bali, je reste surconnectée. Il faudra donc attendre mon passage de la frontière Malaise et du Sabah pour m’inventer une excuse : ici, peu d’électricité, pas de portable, pas de connexion. L’extérieur pourra attendre mon retour à KL. 

Quelques pensées concernant Bali

Après quelques jours de repos à Bali, où je n’ai rien fait d’autre qu’un peu de surf, rédiger mon mémoire et régler des problèmes de logistique de voyage et d’assurance, me voilà enfin réellement sur la route. Oui, parce que, qu’on se le dise, Bali n’est plus tout a fait associé à la découverte me concernant comme j’ai déjà passé un mois complet sur l’île il y a un an. Quand je vais quelque part, je sais dans quel hôtel séjourner, dans quel hôtel manger selon ce que je souhaite dépenser. J’ai eu la chance de mieux découvrir le sud car j’avais l’habitude de rester sur Kuta et plus au nord vers Seminyak. J’ai bu du thé dans des endroits charmants, mangé des plats savoureux sur la plage en débouchant une bouteille achetée dans un très beau retail local.
Je me rends compte que le marché balinais m’échappe encore, car il est pour le moment inscrit dans ma tête comme un marché de l’éphémère se mouvant au gré des vagues des touristes. Et pourtant, particulièrement impacté par les réseaux sociaux, le tourisme s’affranchit ici des avis des guides renommés pour ne garder que l’essentiel: l’avis du consommateur. Et si la compétition fait rage, les établissements parvenant à afficher une qualité de prestations stable se construisent un nom et attirent les populations saisonières, les expatriés et les touristes.
Certains endroits que j’ai pu découvrir étaient grandioses, même au regard des normes jakartanaises auxquelles je suis accoutumée. Je pense à Potatoe Head, à W, et à tous ces endroits magnifiques qui rivalisent tant par leur glamour que par leur démesure.
Je crois que dans un climat aussi concurrentiel que le climat balinais des affaires, un positionnement et une différenciation très précise doit être effectuée, pour permettre de se distinguer. Mais encore plus important, un restaurant ne peut pas se permettre une fausse note, surtout au niveau de la qualité de la nourriture et du service. Le facteur emplacement semble pour moi moins crucial qu’à Jakarta, qui est un casse-tête pour celui qui déciderait de s’installer dans un mall. Ici, à Bali, les gens sont motorisés, ils sont habitués à se déplacer, et la structure des malls est bien moins prépondérante (ici, l’installation dans un mall me parait clairement défavorable de par les coûts fixes trop importants induits (sauf exception) ).
Je me pose aussi d’assez nombreuses questions concernant l’importance du brand building dans un endroit comme Bali. J’ose imaginer que les touristes constituent plus de 70% du marché pour certains produits « occidentalisés », et je ne sais pas jusqu’où une entreprise doit investir dans du brand building concernant ces populations flottantes et éphémères.
Enfin, même en vacances, je ne suis pas certaine de réellement décrocher.
Bientôt des photos, mais là, désolée, j’ai un vol à prendre pour Bornéo.

Une future carrière: le bottage de train de gamines pourries gâtées?

Un jour, j’ai rencontré Maria. Dans des circonstances très drôles qui sont les suivantes. A la fin d’une journée pendant laquelle je suivais un client, un partenaire m’avait offert une bouteille de champagne. Petit format, mais suite à une blague réussie de ma part, il m’avait laissé la bouteille. Et en fin de journée, j’avais été la récupérer dans une « cave à vin » d’un restaurant près de chez moi, où je l’avais laissée au frais. Exactement au même moment, un de mes amis entrait dans le restaurant, et je lui proposai de partager cette bouteille avec moi. En échange, il souhaita m’emmener à Cork&Screw boire un verre de vin.

C’est à plus de minuit que nous sommes allés boire notre verre de vin. A côté de nous, un couple de jeunes gens, très beaux. Je me suis rendue compte que je ne vous avais pas raconté cette rencontre aux frontières du réel, alors il est grand temps de changer cela.

La jeune femme a cette beauté chinoise un peu particulière, des yeux un peu écartés, mais elle est pour sûr d’une grande beauté. Et totalement ivre. Au cours de la soirée, mon ami un peu éméché est entré en contact avec elle.

En somme, voilà la conversation qui s’ensuivit :

Elle :  « Ho ! Tu as des cheveux magnifiques, tu viens d’où ?

Moi : – Je suis française.

E : – Ho, tu es française ? Tu as l’air cool, tu es jolie, tu voudrais pas devenir mon assistante personnelle ? Mais si tu acceptes, ça veut dire que si demain je te dis qu’on part à Paris pour acheter du Hermès, il faut te tenir prête à partir. Et il faut que tu sois prête à satisfaire tous mes caprices.

M : – J’ai l’impression que ce n’est pas d’une assistante dont tu as besoin, mais plutôt d’un vrai ami qui n’aurait pas peur de te dire exactement quand tu franchis des limites

E : – *silence* Ho et tu es makeup artist ? Je fais un shooting jeudi. Donnes moi l’adresse internet de ton portfolio, et on pourra se retrouver à 15h pour que tu me maquilles. Il faudra me donner tes prix.

M : – Ma boss va absolument adorer le fait que je parte du travail à 14h…

Et dire qu’elle proposait de travailler possiblement avec mon ami qui travaille en tant que publiciste ici… Well, j’ai ensuite compris par l’intermédiaire du staff que la très puissante famille de cette jeune fille, dans le real estate à Jakarta, était amie des propriétaires du bar et clients récurrents. Je veux bien, mais cocotte… il y a parfois de vraies paires de baffe qui se perdent.

Ce qui m’ennuie, c’est qu’à force de fréquenter ce type de personnes, je me demande si je ne risque pas d’y perdre ma propre intégrité…

Cette fille, que j’avais rencontrée, j’ai eu le malheur de vouloir chercher qui elle était, et j’ai donc tapé son nom sur internet. Et je suis tombée, assez effarée, sur des sites de gossip qui la citaient, j’avoue ne jamais avoir vu cela en France. Des forums entiers de médisances ou de marques d’intérêt personnel pour des personnes en vue. Glup. Ça fait peur. Le gossip ici est réellement un sport national et mondain qui me laisse de marbre.

Etre mannequin en Indonésie

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TIAH n°5 ? Non ! Ou « A quoi ça ressemble d’être mannequin homme indonésien ».

TIAH, c’est pour abréger les maintenant fameuses « Terribles Intéractions Avec les Hommes » qui finiront par faire la réputation de ce blog.

Un jour, j’ai rencontré dans un bar deux jeunes gens très beaux. Une fille et un garçon. Je ne sais plus exactement si je vous ai raconté le détail de notre rencontre, et si je ne l’ai pas fait, il faudra que je vous conte cette histoire extraordinaire. Quoiqu’il en soit, j’étais restée en contact avec le garçon. Et nous avons décidé dernièrement d’aller boire un café ensemble. Né en Allemagne, de père ingénieur et bien éduqué, le jeune homme a une carrière de mannequin, joue dans des spots publicitaires et est également maître de cérémonie.

C’est super intéressant de discuter avec lui de ce business, qui m’est absolument inconnu en Indonésie. A savoir, il est plus simple d’être ici en free-lance pour trouver des contrats, et une personne ne peut pas se permettre d’être uniquement modèle. Il faut être aussi maître de cérémonie pour des évènements comme des rencontres business ou des mariages. Il m’explique qu’il propose surtout ses services pour des évènements dont le public seraient des femmes où lorsqu’il faut parler devant des internationaux. En effet, ici, les mannequins gagnent très peu, et les mannequins locaux sont en compétition avec des mannequins russes et bulgares dont les services sont tarifés au même prix que les mannequins locaux par les agences de mannequinat. Par conséquent, bon nombre de marques préfèrent se tourner vers des internationaux, et les mannequins un peu plus typés chinois sont plus à la mode que les purs javanais.

Ce qu’il aime ? Le basketball, et je suis invitée à venir voir la compétition qui aura lieu, pas très loin de chez moi, d’ici une semaine.

Fait intéressant : « J’aime bien prendre un café seul, m’asseoir à une terrasse, des fois, aller au cinéma seul. Les gens trouvent ça louche, mais j’aime bien ». Et là, tu vois que ses parents ont vécu très longtemps en Europe, car ce type de comportement est presque inexistant en Indonésie.

En tout cas, j’ai été très contente de rencontrer un garçon finalement sans chichi et simple, qui pourrait devenir un bon copain. PS: et oui, il se cache parmis les garçons de la photo ci-dessus.